REIMS QI GONG, Yang Xing
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Le Mengzi - Mencius - Extraits

Meng Zi (ca375-ca289), qu'on connaît aussi sous le nom de Mencius, est un des plus plus grands penseurs confucéens. Sa réflexion s'articule notamment sur la notion de Xing, la nature humaine qui traverse la pensée chinoise aux IVème et IIIème siècles, ses rapports avec la vie, les émotions (Qing), le coeur-esprit (Xin), le destin (Ming), le ciel (Tian),...

II A.2

Car le Zhi est le commandant suprême du souffle (Qi) et le souffle est ce qui remplit le corps. Là où le Zhi arrive, le souffle s’y arrête. C’est pourquoi il est dit : maintenir son Zhi et ne pas faire violence à son souffle.
Note : Le caractère Qi a un sens très large ; traduit ici par « souffle », il renvoie à la notion d’énergie vitale qui peut être à la fois physique et non physique
[...]
Lorsque le Zhi est concentré (sur quelque chose), alors il fait mouvoir le souffle et lorsque le souffle est concentré (sur quelque chose) il fait mouvoir le Zhi. Maintenant par exemple, si quelqu’un tombe ou court, c’est le souffle qui est concerné mais cela retentit aussi sur le cœur. [...]
Le souffle est nourri par la droiture et protégé contre toute blessure ; il remplit tout l'espace entre Ciel et Terre. Il a de par sa nature des affinités avec le sens moral et la Voie et, sans eux, il dépérit ; car il se développe par l'accumulation des actes de justice et l'on ne peut se l'approprier au hasard d'une seule action juste. Si la conduite indispose le coeur, alors il dépérit. [...] On doit se soucier constamment du souffle, mais pas le contraindre ; on ne doit ni le négliger ni forcer sa croissance évitant ainsi d'agir comme cet homme de Song. [...]

II A.6

La raison pour laquelle j'affirme que tout homme possède un coeur qui ne peut tolérer la souffrance d'autrui peut être démontrée par l'exemple suivant [...]
d'humanité, Ren ; le sentiment de honte et d'horreur face au mal est le commencement de la vertu de justice ; le sentiment d'humilité et de civilité est le commencement des rites ; le sentiment du vrai et du faux est le commencement de la vertu de sagesse. L'homme possède ces quatre germes comme il possède quatre membres. Posséder ces quatre germes et prétendre être incapable de les mettre en oeuvre, c'est se faire du tort... Puisque ces quatre germes sont en nous, il nous suffit de les développer et de les perfectionner pour qu'ils commencent à s'embraser comme un feu de prairie et à jaillir comme une source intarissable. Si ces quatre germes sont nourris adéquatement, on peut dès lors protéger l'intérieur des Quatre Mers, mais s'ils ne sont pas nourris adéquatement, ils ne suffisent même pas à servir ses parents.

IV A-5
Les gens ont ce dicton : le monde sous le Ciel, le pays, le clan (famille),
La racine du monde est dans le pays, la racine du pays dans la famille, la racine de la famille dans le chef de famille.

V A-6

Ce qui se produit sans intervention humaine vient du Ciel ; ce qui advient sans volonté humaine vient du destin.

VI A-2



|...] Meng Zi répondit : l'eau est en effet indifférente à l'Est et à l'Ouest, mais est-elle indifférente au haut et au bas? La bonté de la nature humaine est comparable à l'eau qui tend vers le bas. Il n'y a pas d'être humain qui ne soit bon, comme il n'y a pas d'eau qui ne tende vers le bas. Bien sûr, en frappant sur l'eau et en sautant dans l'eau, on peut la faire jaillir plus haut que son front ; en la pressurant et en la canalisant, on peut lui faire gravir une montagne. Mais est-ce bien là la nature de l'eau ? Ce sont des circonstances externes qui font qu'elle se comporte ainsi. Comme la nature humaine est aussi de cette sorte, l'être humain peut être amené à être mauvais.

VI A-15

Tous les hommes sont également hommes. Comment se fait-il que les uns deviennent de grands hommes et les autres de hommes vulgaires. Ceux qui suivent la plus noble partie de leur être Ren deviennent de grands hommes. Ceux qui suivent les penchants de la moins noble deviennent des hommes de peu. Mais pourquoi les uns choisisent-ils de suivre la direction de la plus noble partie de leur être et les autres les penchants de la moins noble ? Les oreilles et les yeux n'ont pas pour office de penser et sont trompés par les choses extérieures. Les choses extérieures sont en relation avec des choses dépourvues d'intelligence, à savoir avec nos sens et ne font que les attirer. L'esprit [Xin] a le devoir de penser [devoir du Coeur]. S'il réfléchit, il arrive à la connaissance de la vérité, sinon il n'y parvient pas. Tout ce qui est en nous nous a été donné par le Ciel. Lorsqu'un homme suit fermement la direction de la plus noble partie de lui-même, la partie inférieure ne peut usurper ce pouvoir. Il devient un homme vraiment grand.

VII A-1

Meng Zi dit : Qui va jusqu'au bout de son coeur (Xin) connaît sa nature (Xing). Or, connaître sa nature, c'est connaître le Ciel. On sert le Ciel en gardanr son coeur intègre (Cún Qí Xin) et en nourrissant sa nature (Yang Qí Xing).

VII A-5

Meng Zi dit : Agir sans comprendre le sens de ses actes, répéter les mêmes gestes sans en chercher le motif, traverser la vie sans en saisir le principe, c'est le lot de la multitude.

VII A-15

Ce dont l'homme est capable sans l'avoir appris est sa capacité innée ; ce qu'il connaît sans y avoir réfléchi constitue son intelligence innée.

VII B-5

Meng Zi dit : Le charpentier et le charron peuvent léguer aux autres leur compas et leur équerre, mais non leur habileté.

VII B-30

... Quand j'offre un enseignement, je ne retiens pas ceux qui se désistent ni ne refuse ceux qui se présentent. Si, au moment de leur arrivée, ils manifestent les dispositions voulues, je les accueille sans poser d'autres questions.

VII B-35

Meng Zi dit : Réduire ses désirs () est la méthode idéale pour nourrir son coeur (Yang Xin). De rares défauts persisteront chez celui qui réduit ses désirs ; en revanche, de rares qualités subsisteront chez celui qui entretient de nombreux désirs.



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