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Petit glossaire de Yǎng Shēng - Lexique de Qì Gōng - Exercices spirituels - Dáo Yin



Abduction
En anatomie fonctionnelle l'abduction désigne un mouvement qui consiste à porter, à partir de la posture frontale de base, un segment ou un membre sur le côté vers l’extérieur, c’est-à-dire à l'écarter de l’axe du corps dans le plan frontal. Dans le cas de la main, l'abduction correspond à un mouvement consistant, au niveau du poignet, à éloigner (du côté du pouce) les doigts de l'axe de la main passant par le majeur ; l'abduction de la main est ordinairement limitée à un angle de 20° environ.

Abstraction
Une abstraction correspond à une opération consistant à séparer par la pensée ce qui est donné comme inséparable (comme un) dans la représentation.

Accrétion
Ce mot vient du latin accretio qui signifie augmentation, accroissement. L’accrétion est donc un terme qui se rapporte à l'action de croître. Il s'emploie ordinairement au sens propre en géologie, en astrophysique, en médecine et en météorologie pour caractériser le phénomène de constitution et de croissance graduelle d'une structure, d'un corps ou d'un objet par capture et agglomération de matière. Par extension accrétion désigne un processus d'accumulation, de déposition.

Acédie
Du grec ακηδεια, l'acédie est un mot qu'on peut traduire par burn-out médiéval qui se manifeste, soit par l'incurie, soit par l'hypercurie (génufléxion oblique), mais dont l'expression contemporaine se retrouve malheureusement par trop dans les hôpitaux et les Ephad, les IME et surtout les très grandes entreprises.

Adduction
En anatomie, l'adduction correspond à un mouvement de rapprochement d'un élément du corps au plan sagittal médian. Au niveau du poignet l'adduction, généralement limitée à 45° environ, a lieu dans le plan frontal du bras du côté de l'auriculaire.

Affect
Le mot affect dérive du mot latin affectus dont Spinoza nous propose la définition suivante : mesure de l'effet sur mon corps d'un ou plusieurs autres corps dans la durée en termes d'augmentation ou de diminution de ma puissance d'exister. En d'autres termes, les affects sont ce qui découle des perceptions et des représentations. Il considère deux types d'affects : les affects qui sont dits actions sont des changements dans cette puissance qui ont leur source (ou leur « cause adéquate ») dans notre nature seule ; les affects qui sont dits passions sont les changements de cette puissance qui viennent de l’extérieur. Noter qu'un affect s'exprime dans la durée puisque les perceptions et les représentations ou idées affectio, ne sont que des coupes temporelles de l'effet considéré sur mon corps, effets instantanés.

Agonistique
Agonistique dérive du grec ancien αγωνιστικος et désigne ce qui concerne ce qui a trait au combat, à la lutte, à la compétition.

Aiôn - αιων
αιων, aïôn, mot grec qui signifie « durée de vie », « destinée », « âge », « génération », « durée de vie illimitée », « éternité ».

Akasa
Akasa, prononcé aksha, signifie en sanskrit espace ou éther. Les écoles de philosophie indienne astika Nyaya et Vaisheshika établissent l'Akasa comme le cinquième élément constituant la substance physique, lequel est le substrat qui a la qualité du son. Il est insécable, indivisible, éternel, tout pénétrant et imperceptible. Dans l'hindouisme, tout ce qui a forme, tout ce qui est le produit d’une combinaison provient de cet akasha.

Akinduros - ακινδυρος   
ακινδυρος, akinduros, mot grec qui se traduit par sans tristesse, sans chagrin, sans souci.

Alèthéia - αληθεια
αληθεια, alèthéia, terme grec qui se traduit généralement par vérité. Etymologiquement αληθεια est composé à partir du mot lèthe qui signifie l’« oubli » précédé du préfixe «a» qui signifie la négation. αληθεια signifie donc non seulement la vérité au sens de dévoilement, opposée à l’erreur ou au mensonge, mais aussi la réalité, lorsqu'elle s'oppose à une apparence, une illusion ou un faux-semblant.
Pour Heidegger, alètheia signifie non-oubli, non-voilement.
Pour Héraclite, « phusis kruptesthai philei » et met ainsi en perspective...
Pour la pensée confucéenne, ce qui est important c'est Xiào (Confucius, Mencius).

Ambigu
Est ambigu ce que la parole est contrainte de distinguer ce qu'on ne devrait pas distinguer dans la réalité.
L'ambigu reste donc à explorer. Ne pas confondre avec équivoque.

Ame   
L'âme, c’est tout ce qui nous permet de nous émouvoir, de ressentir, de conserver en mémoire inconsciente notre vécu. (F Cheng)
Au moyen-âge, les mouvements de l'âme, motio animi traduisaient les émotions.

Amuïssement
A l'origine, terme de linguistique utilisé en phonétique pour désigner l'atténuation voire, le plus souvent, la disparition complète d'un phonème ou d'une syllabe dans un mot. On parle alors de phonème évanescent (qui s'amoindrit jusqu'à disparaître), en voie d'amuïssement. Par exemple en anglais knife [naïf] « couteau » ou know [nou] « savoir », psychic « psychique », en français, revenir peut être prononcé [revenir] ou [revnir], entrelac prononcé [entrela].

Ân
Le mot ān signifie calme, paix; sécurité; poser, calmer, rassurer (cf Dà Xué dìng jìng ān lü)

Àn    
Le mot àn correspond en Tàijí Quán à un mode d'utilisation de l'énergie visant à repousser par envahissement l'adversaire en lui faisant perdre sa racine.

Anabase
Anabase (fém.) est un mot, tiré du grec αναβασις qui signifie ascension, montée, augmentation [vers un sommet]. Il s'emploie au sens figuré pour désigner ce qui enveloppe un processus d'augmentation, de montée. Dans le contexte (de l'anadése) d'un mouvement ou d'un geste il est utilisé pour décrire et caractériser l'augmentation d'une amplitude (cf koresmos), la nature intensive d'un paramètre a priori qualitatif interne (musculaire, nerveux,...), associé à l'apprentissage et à la réalisation d'un mouvement, à la base du geste juste (par exemple l'enfoncement d'un clou avec un marteau ou en écriture cursive certains aspects qui sous-tendent la coordination des mouvements nécessaires pour former à la plume le tracé des boucles et des jambages des caractères - pleins et déliés).

Anacrouse
En musique, une anacrouse est un ensemble de notes précédant le premier « temps fort » d'une phrase musicale

Anadése
Anadesis ou anadése (fém.) - αναδεσις - Ce mot enveloppe tout ce qui concerne l'action de lier. L'anadesis recouvre les aspects actifs et dynamiques du processus de relier, de serrer, de l'acte de lier, de tendre, de nouer. En particulier, en écriture cursive, l'anadése concerne la préparation et la manière de tracer un caractère... Dans l'étude du mouvement et notamment du passage du mouvement au geste l'anadése décrit de façon détaillée et caractéristique la manière de lier les mouvements élémentaires constituant le geste, du point de vue du sujet : L'anadèse décrit notamment le processus de mise en action et de liaison musculaires exercées, les propriétés et détails dynamiques des phases motrices du mouvement,...

Anagogique
Anagogique est un adjectif originellement utilisé en théologie pour désigner quelque chose d'élevé et de difficile à saisir dans les Ecritures : sens anagogique d'un texte. En philosophie le terme anagogie désigne un niveau d'interprétation élevé et peu évident. Leibniz parle ainsi d'induction anagogique lorsqu'il s'agit de remonter à la cause première. L'induction anagogique vise ainsi à essayer de saisir l'essence de choses ou les réalités ultimes.

Analeptique
Analeptique est un adjectif construit sur le latin analepticus qui dérive lui-même directement du grec αναληπτικος. Analeptique signifie dans un premier sens nourrissant, qui donne de la force dans l'organisme. Il s'emploie aussi...

Anamnèse
Une anamnèse correspond à un retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé ; c'est l'exercice d'évocation des antécédents à travers un récit.

Anomie
Anomie, mot signifiant étymologiquement « absence de règles » : pathologie sociale désignant l'état d'une société où les règles sont ou deviennent confuses : lorsque les gens ne savent pas ce qui est permis ou non, ni ce que l'opinion ou l'administration publiques valorisent, de sorte que leur comportement devient erratique et perd son sens. Cette situation induit de l'anxiété chez ceux qui dépendent des normes sociales pour maintenir l'ordre dans leur conscience.

Aorgique   
Aorgique - Caractère illimité de la nature insaisissable s'opposant à l'organique qui ne peut l'appréhender, mais qui reste nécessaire au travers des exercices spirituels ou de l'art pour comprendre l'indistinct et connaitre ces dimensions cachées à l'humain ordinaire.

Aperception
Aperception est un terme proposé par Leibniz pour distinguer les seules perceptions qui s'accompagnent d'une conscience distincte des perceptions obscures et confuses, les perceptions insensibles ou petites perceptions. Ainsi nous apercevons des couleurs, des sons, mais nous n'apercevons pas les petites impressions infiniment nombreuses des effets visuels ou auditifs de faible intensité qu'on qualifie ordinairement de bruit. La perception claire, suivie de mémoire est proprement animale.

Appétition
Principe qui permet le passage d'une perception à une autre, force qui ouvre la posssibilité d'un passage d'un état à un autre

Apollinien
Apollinien est un adjectif caratérisant ce qui est propre à Apollon. Apollinien s'oppose au mot dionysiaque : chez Nietzche, apollinien signifie ordonné, mesuré, régulier, serein, maître de soi.

Apeiron - απειρον
Apeiron - απειρον - notion présocratique qui se traduit par indistinct, indéterminé; cause génératrice, indétermination originelle   
Note succincte :Les Grecs ont dans la foulée de Pythagore et Thalès, eu l'idée que le réel est Un de sorte que le Vide, une certaine forme de néant, ne pouvait pas exister (Parménide,...). Disciple de Thalès, Anaximandre de Milet soutient cependant que cette positivité dépourvue de Vide ne constitue pas la totalité du réel et que l'origine est quelque chose d'indéterminé, une indétermination originelle, provenant de l' - apeiron - , d'où surgissent des couples d'indéterminés, des filaments bidimensionnels portés par l'énergie du Vide qui se propagent, forment des tresses puis des pelotes qui vont former une membrane, les atomes, qui forment le monde manifesté.
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Arétè - αρετη
Arétè - αρετη - signifie vertu en grec et caractérise chez les grecs anciens l'excellence d'une chose ou d'un être vivant. Chez Homère (VIIIème siècle) le mot s'applique avant tout aux héros et aux nobles. Elle désigne leur dextérité, leur force physique et leur courage, mais aussi la fidélité et la loyauté. Le terme s'applique au Vème-IVème siècle aux hommes qui ont développé un vertu intérieure (contrôle de soi, justesse et justice). Or, pour exercer l'arétè dans sa vie, il convient de s'entraîner : l'esprit, le corps et l'âme doivent être développés au travers d'exercices appropriés, des exercices spirituels (lecture, écriture, mémorisation, regard du dessus,...)

Arroyer
Arroyer signifie préparer, apprêter; disposer, mettre en tel ou tel état; arranger, consolider.

Askésis - ασκησις   
L'askésis - ασκησις , mot pouvait être traduit par pratique ou ascèse. Il correspond à la pratique (praxis) d'exercices spirituels de l'ancien christianisme grec (Clément d'Alexandrie) dans la lignée de la tradition philosophique de l'Antiquité (Paul Rabbow), à ne pas confondre avec l'ascétisme.

Archè - αρχη
Archè est le terme utilisé par les présocratiques pour désigner le principe. Ce terme signigie à la fois commandement et commencement. Il correspond à la nature des choses, leur véritable identité.

Atropos - ατροπος   
Du mot τροπη, tropè, atropos signfie donc « qui ne tourne pas ».
Dans la mythologie grecque ancienne, atropos se traduit avantageusement par « qui ne tourne plus », en référence au fuseau tenu par les Moires ne tournait plus quand le fil était coupé. Atropos est le nom de l'une des Moires (les Parques), «  l'Implacable », des divinités du destin. Avec Atropos transparaît symboliquement la notion de rupture dans le processus de propagation, de déroulement du fil du mouvement de la vie.

Ataraxie   
Ataraxie signifie «  absence de trouble  ». La notion d’ataraxie est introduite par Démocrite. L'ataraxie désigne la tranquillité de l’âme ou de l'esprit, la quiétude qui résulte de la modération et de l’équilibre dans sa conduite de la vie et dans l'agir. L’ataraxie constitue le principe de l'harmonie dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme.

Attention
L'attention peut se définir comme la capacité d'appréhension par l'esprit, sous une forme claire et distincte, d'un objet ou d'une séquence de pensées parmi plusieurs autres qui apparaissent, mais seulement confusément, possibles.
Note : Cette définition souligne deux dimensions importantes : les conditions d'accès à la conscience et la sélection qui s'opère dans l'exercice de l'attention.

Aufklärung   
Emmanuel Kant écrit en 1784 : « L’Aufklärung, c’est la sortie de l’homme hors de l’état de minorité dont il est lui-même responsable. L’état de minorité est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de minorité quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. Sapere aude ! [Ose savoir !] Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Voilà la devise de l’Aufklärung.»

Aufhebung   
Difficile à traduire le verbe aufheben peut être rendu par ramasser, lever, élever, abolir, supprimer. Aufhebung caractérise en premier lieu le processus de « dépassement » d'une contradiction dialectique où les éléments opposés sont à la fois affirmés et éliminés et ainsi maintenus, non hypostasiés, dans une synthèse conciliatrice.
Par aufheben Hegel entend la même chose que par hinwegräumen (abroger), negieren (nier), ...en conséquence, par exemple, qu'une loi, une disposition, etc., sont aufgehoben (abrogées). Par ailleurs, Hegel entend par aufheben la même chose que aufbewahren (conserver). Chez Hegel aufheben peut se traduire par relever, au sens de « mettre en haut », « faire gagner le haut » ; par lever, au sens où l’on dit « lever la séance » ; et aussi élever, au sens d’ « élever le débat ».
Chez Freud Aufhebung signifie suppression...

Autotélique
Adjectif dérivé du mot grec τελος signifiant but, fin. Il caractérise les expériences et les activités qui constituent une fin en soi en dépit des efforts parfois considérables mis en oeuvre (dance, peinture, escalade, recherche, surf, navigation, lutte héroïque,...) et qui permettent à l'individu qui s'y adonne, de réaliser de l'ordre dans sa conscience et de vivre une expérience positive intense. C'est dans les activités autotéliques qu'on peut réaliser des « expériences optimales ».

Auxèse
Auxèse ou auxesis, mot tiré du grec αυξανομαι qui signifie rendre considérable, gonfler, augmenter, intensifier. L'auxèse enveloppe en premier lieu le phénomène fondamental qui intervient dans la croissance du végétal correspondant à l'augmentation du volume cellulaire. Par extension l'auxèse désigne de manière générale la mise en place d'un processus d'intensication.

Bā Duan Jin
Le Bā Duan Jin également désigné Huit Pièces de brocart ou Huit Pièces de Soie est considéré comme figurant parmi les classiques traditionnels de Qì Gōng. Cette forme datant probablement des époques Sui (581-618) et Tang (618-907) et aurait été transmise directement de génération en génération jusqu'à la fin du XXème siècle. On retrouve cette méthode avec diverses variantes dans la plupart des styles de Qì Gōng aujourd'hui enseignés. Cette forme est également pratiquée dans les écoles de Tai Ji Quán et de Mei Hua Quán. Quant à la forme dite officielle largement diffusée aujourd'hui (depuis 2002 en occident) par la International Health Qigong Association, elle relève purement et simplement de la gymnastique: ce n'est pas du Qì Gōng.

Bǎi Hé    
Bǎi Hé signifie diviser et unir.
    Guĭgŭzĭ

Bĕn      
Bĕn signifie racine, tige; fondation, origine; principal; originaire.
  Dà Dài Lĭ Jì

Bezug     
Le mot Bezug, der Bezug, signifie en allemand rapport. C'est un concept philosophique important et récurrent qu'on retrouve notamment chez Spinoza pour qui le corps est un ensemble de rapport entre des parties extensives, mais aussi en phénoménologie et chez Heidegger. Ce concept transparaît également dans la pensée présocratique à propos des mouvements élémentaires dans le vivant...

          
Bì signifie nécessairement; falloir, devoir; « s’attendre à quelque chose » ce qui selon Zhang Zai constitue le « frein à l’émergence intentionnelle » (Bú Qi Yì) qui fait perdre l'union du cœur avec le Ciel et la Terre.
  wù ji bi fǎn   « Les choses parviennent nécessairement à un retournement »

        
Bì signifie couvrir, abriter; dissimuler; par extension, illusion.
Xúnzĭ

Biàn       
Biàn signifie distinguer, discerner.

Biàn     
Biàn signifie discuter, débattre.
    Mo Bian Zhu Xu

Biăo-Lĭ
Biăo signifie extérieur, apparence ou surface; Lĭ signifie intérieur, interne. Biăo se traduit aussi par manifester, exprimer.

Border
En termes de navigation à voile, « border » correspond à l'opération consistant à tendre une voile plus près du « bordé » au moyen d'un cordage ou d'une écoute. Par extension border signifie serrer, contraindre, mettre sous tension à l'adresse de l'architecture d'une surface étendue.

Bú Wéi  
Ne pas agir avec force. Exercer, pratiquer le non-agir. Illustration tirée du Xúnzí :
Xún Zí « Ce qui se réalise sans agir, ce qui s'obtient sans qu'on le recherche, voilà l'oeuvre du Ciel ».

Bing Qì Pai Fan Fa
Bing Qì Pai Fan Fă signifie mot à mot maladie Qì éliminer méthode. Ces techniques servent à disperser l'énergie perverse, c'est à dire l'énergie qui n'est pas à sa place et dont la présence durable nest pas souhaitable

Cai Ri Jing Yuan Hua
Cai Ri Jing Yuan Hua signifie mot à mot capter soleil essence lune quintessence. Cette technique sert à capter à heure convenable respectivement l'énergie du soleil et de la lune.

Cái        
Cái signifie matière, matériau, mais aussi sert à traduire la notion de ce qui présente de l'utilité; utile.

Cáng
Cáng signifie recel ou recéler; cacher, dissimuler.
Sù Wèn

Cháng
Cháng se traduit par constant, permanent; toujours; ordinaire. Exemples tirés du Lāozĭ :
  Dào Dé Jing
    Dào Dé Jing

Chèn
Chen (Shèn) est un mot qui désigne le Rein. Shèn fait référence, non seulement à l'organe, mais aussi aux fonctions du Rein.
Néi Jing Sù Wèn

Chéng   ou
Chéng se traduit généralement par authenticité, intégrité ou encore sincérité; sincère, franc, honnête. Chéng représente pour les confucéens l'état dans lequel il convient de pratiquer la voie et dont la composante essentielle est la centralité (Zhòng).
Dàxué 3 Dàxué &  « Ce qu'il faut entendre par être sincère dans ses intentions, c'est qu'il ne faut pas se tromper soi-même ».

Chéng    
Chéng signifie soutenir, supporter; prendre charge; continuer, hériter de.

Chéng    
Chéng signifie réussir, accomplir; devenir; résultat, fruit; capable.
   peut se traduire ainsi : « [Le sage] est capable de dénommer (dans le sens de percevoir ?) sans regarder et accomplit sans agir en force ».

Chēng    
Chēng signifie s'appuyer, soutenir; résister, tenir bien.

Chóng
Chóng signifie répéter, superposer; de nouveau.

Chôrismos - χωρισμος
Chôrismos - χωρισμος - signifie séparation en grec. Le chôrismos est une notion essentielle pour la nature de l'accomplissement d'un geste à partir d'un mouvement et la mise en oeuvre pratique du non-agir. L'importance de cette notion présente chez les Présocratiques est remarquablement exprimée dans l'ensemble des Fragments par Héraclite . Nous considérons plus généralement que la pensée d'Héraclite, plus explicite pour nous, est très proche de celle de Zhuāng Zĭ à propos de l'agir et de la transformation.

Choros - χορος
Mot ambigu signifiant salle de bal ou encore relief ciselé représentant une danse présentant en outre des homonymes (κουρος, κορος).

Chŭ
Chŭ signifie accumuler, mettre en réserve, stocker.

Chŭ     ou
Chŭ signifie bien s'entendre, se trouver, être situé.
est une phrase du Hánfēizĭ qu'on peut rendre par : « Tout est là où il se doit, de haut en bas, le non-agir ».

Chū         
Chū signifie sortir, surgir, paraître; produire; dépasser.
Xìng Zì Mìng Chū

Yáo - Shùn
Yáo et Shùn (Chùn) sont des rois mythiques de l'antiquité chinoise, de grands sages notamment omniprésents dans les deux grandes traditions confucéennes et mohistes où ils sont tenus pour des modèles de vertu.

Cinq éléments - Wǔ Xing - Cinq mouvements
La théorie des Cinq éléments (Wǔ Xing) correspond à un mode de classement dynamique des objets et des phénomènes (modalités du Qì). Elle établit des correspondances avec les cinq éléments: le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l'Eau.

Clôthô
Clôthô est une des Moires (Parques), une des trois divinités du Destin. Son nom provient du grec κλωθω qui signifie « filer la laine ». Son rôle consiste à enrouler le fil de la vie autour du fuseau, un exercice répétitif, régulier comme le mouvement des vagues, un rythme...

Conatus
Conatus, terme latin, qui signifie effort, tendance.
« Chaque chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être. » Spinoza - Eth.III-6

Concentration
La pratique du Qì Gōng exige de la concentration qui se porte sur certaines parties du corps ou certains points d'acuponcture. La concentration peut changer d'objet par exemple selon de temps de respiration (inspiration vs expiration). A un niveau supérieur, il convient de différencier l'attention constante de la concentration.

Conduite du Qì
La conduite du Qì est un exercice à caractère méditatif. Elle joue un rôle central dans certaines formes de Qì Gōng. Son ductus présente de diverses modalités. Ces aspects sont approfondis au club dans les cours et dans les ateliers spécifiques.

Conscience
La conscience a pour fonction de produire une représentation de l'information concernant ce qui a lieu à l'extérieur et à l'intérieur de l'organisme, de manière à permettre l'évaluation et à préparer l'action. Vis à vis de toutes les sensations, perceptions, idées et émotions, la conscience agit comme un centre de décision qui évalue les priorités. Sans la conscience, il serait impossible d'avoir la connaissance de ce qui se passe, la réaction se ferait automatiquement. Avec la conscience, l'information sensorielle peut être évaluée et la réaction mise en oeuvre en conséquence.

Conversion
Terme philosophique correspondant à un retournement sur soi, un changement de vues, un renversement de perspective.

Courbure
La courbure est une notion géométrique locale qui donne une mesure de la manière dont un arc géométrique ou une courbe s'écarte localement de sa tangente (ligne droite). Dans le cas d'une courbe plane la courbure est associée aux notions de centre de courbure correspondant au centre du cercle tangent et de rayon de courbure qui en fournit une forme algébrique. Cette notion se généralise dans l'espace orienté et s'applique dans l'analyse du mouvement et du geste.

Cŭn
Cŭn signifie réfléchir, délibérer; nourrir.

Cún     
Cún signifie conserver, mettre en réserve, préserver; nourrir; exister.
  Mencius
Selon Shu Xi, l'expression Cún Xīn de Mencius correspond à l'expression rendre authentique son intention du Dàxué.

Dachang
Dachang ou Ta Tchang désigne le gros intestin.

Da Cheng Quán
Art martial s'appuyant sur l'approche du Xing Yi Quán, du Bā Guà Zhǎng et le Qì Gōng fondé par Wang Xiang Zhai dans les années quarante. Le Da Cheng Quán, la boxe du grand accomplissement est certes une boxe (Quán Shù), mais fait aussi partie de Yǎng Shēng Shù. Il peut se définir comme l'art de prendre appui. Les techniques de l'arbre (Zhan Zhuǎng) constituent la base du Da Cheng. L'esprit (Shén) et la pensée (Yi) y jouent un rôle prépondérant. Le Da Cheng Quán se aractérise par le travail pour redécouvrir et développer les fonctions instinctives d'autodéfense et d'attaque.

Dài       
Dài signifie attendre; recevoir, accueillir; traiter quelqu'un. Exemple tiré du Zhuāngzĭ :
qu'on peut traduire par « Comment reconnaît-on la fin? Comment reconnaît-on le début? Il suffit d'attendre. »

Dān Tiān
Le terme Dān Tiān fait généralement référence au Dān Tiān inférieur situé environ 3 cm en-dessous du nombril.

Dàng    
Dàng signifie attendre, retarder, différer, traîner, remettre à plus tard.

Dào      
Le mot Dào (ou Tao) est avant tout un nom commun qui signifie «route», «chemin», «voie» et, par extension, «méthode», «technique», «manière de procéder», «usage» . Dào signifie aussi, «voix» en rapport avec le dire, l'énonciation. Dào signifie ainsi voie de la vie en même temps qu’une manière de s’imprégner de la parole.
Retenons également dans Dào la notion d'évolution, de viabilité, de cheminement ou de procès, d'où est absente la notion de but.
   Guĭgŭzĭ
Notons ainsi les traductions de Dào proposées par L.Benaicha "la voie cosmique qui engendre les lois de la nature" et celle de J-F Billeter : « fonctionnement des choses ».
Le Dào est une notion très ancienne présente dans toutes les grandes traditions de pensée chinoises préimpériales. Dào évoque l'image d'un chemin naturel que parcourent les êtres en harmonie. Il désigne le principe fondamental qui se trouve à l’origine des choses, le cours des choses, le mode d'action, la mouvementation propre aux choses. Pour les confucéens, la notion de Dào est focalisée sur les niveaux personnel, social et politique.
Wang Fuzhi, « Ce qui est incorporel est ce qu'on appelle le Dào » - Du Sishudaquan Shuo

Dào Jiǎ
Dào Jiǎ désigne au départ la voie du Dào au sens large (soulignant la présence d'une filiation, d'une école et comprend l'ensemble des pratiques afférentes (Dáoyin, pratiques magico-religieuses servant à nourrir les souffles,...).
Le terme Dào Jiǎ a également un sens beaucoup plus restreint et désigne les écoles taoïstes fondées sur les pensées du Zhuāngzĭ et du Lāozĭ. Par extension, Dào Jia peut désigner le taoïsme dont l'identification formelle (comme tel) en tant qu'enseignement ancestral et pratique à caractère philosophique date seulement du 1er siècle avant J.-C.

Dào Jiāo
Dào Jiāo désigne au sens large les enseignements ancestraux du Dào, la voie de la Tradition. Dans un sens plus étroit, Dào Jiāo fait spécifiquement référence à la pensée confucéenne et au confucianisme.

Dào Lu
Dào Lu désigne la voie spirituelle suivie par les chamans de la Chine ancienne, le chemin menant fermement à la racine des choses.

Dáo
Dáo dignifie diriger, conduire, orienter.

Dáo Yĭn
Le terme Dáo Yĭn désigne essentiellement une pratique corporelle issue d'une école de pensée, d'un enseignement ancestral.
  Bàopŭzĭ
Cependant le terme est plutôt ambigu car il recouvre plusieurs sens différents. Fondamentalement, ce terme ancien était utilisé pour décrire des pratiques traditionnelles non épurées adossées sur d'autres pratiques à caractère chamanique ou bien à portée philosophique (voie de la sagesse, rite, développement de l'intuition fondamentale, perfectionnement de soi) ou artistique (musique, chant, arts du pinceau, poésie, arts martiaux, rituel,...). Le Zhuāngzĭ mentionne ce terme dans le sens de technique corporelle favorable à la préservation de la santé. Au début des années 50, les Chinois d'aujourd'hui ont simplifié certains exercices (qu'ils ont rendu compatibles avec l'idéologie, puis orienté vers une pratique à caractère sportif - 2002 -. Dès 1949 ces pratiques à forte vocation hygiéniste ont été dénommées Qì Gōng.
Pour nous, le terme Dáoyin a un sens plus large : il désigne certes une praxis, des exercices corporels intentionnels, des formes de Qì Gōng, mais est par ailleurs directement en lien avec une éthogie humaine, une Tradition de pensée puissante élaborée dès les IVème et IIIème siècles, Prosaïquement, le terme Dáoyin fait référence à l'ensemble des « procédés de conduite vers la non-conduite ».
Comme mentionné plus haut, le terme Dáoyin est, souvent employé dans un sens étroit, pour désigner des exercices susceptibles d'améliorer la santé dans le traité sur l'origine et les symptômes des maladies datant de 610 ap. J.-C. :
Les mouvements servent à attirer les souffles enfouis, les souffles pathogènes et les souffles malins qui se trouvent dans ce corps, à les suivre, à les attirer et à les faire sortir ; c'est pourquoi on appelle ces exercices Dáoyin « conduire et attirer ».
Une référence au Dáo Yĭn : passage du Zhuāngzĭ: cliquer

Dáoyin Yǎngshēng Gong
Gymnastique dite traditionnelle de santé mais en fait tout à fait moderne, actuellement enseignée dans les universités des sports en Chine.

Dasein
Dasein se traduit par « présence », et se distingue de l'« existence ». Pour Heidegger le Dasein est un concept central qui caractérise la manière d'être spécifique de l'être humain, qui n'est pas celle des choses ordinaires. Ainsi, le Dasein correspond à un être paradoxal, dont le propre être importe, qui est en permanence confronté à la possibilité de sa mort dont il a conscience, solitaire, et qui est constamment « au monde », auprès des choses.

     
Etymologiquement, la graphie du mot est édifiante. C'est un syllogigramme composé de deux sous-graphies : celle du Cœur et, au-dessus, celle du chemin, de la direction droite. Le caractère évoque donc la notion de conduite droite. se traduit généralement par vertu ou moralité (Dào Dé Jīng - Le Lāozĭ). Il peut aussi être traduit par pouvoir d'agir, par puissance ou par capacité d'agir ou encore par puissance d'exister.
   Hánfēizĭ
La notion de « Dé » décrit souvent dans les textes anciens la puissance efficiente du Dào qui permet aux choses d'être ce qu'elles sont et aux phénomènes de se dérouler. La notion de Dé est à nos yeux sans doute très proche de celle de virtus chez les Romains.
     Zhuāngzĭ

Déterminisme / Indéterminisme
Déterminisme : « Chaque événement impliqué dans un acte est causé par quelque autre événement. »
Indéterminisme : « L'acte, ou quelque événement essentiel à l'acte, n'est pas du tout causé. »

El despejo
El despejo - Concept rationaliste du XVIIème siècle (Balthasar Gracian) : le je-ne-sais-quoi, la désinvolture, l'aisance, la grâce, la désinvolte, ce surplus qu'on ne peut dire par la raison, qui se situe à la périphérie de l'entendement.

Développée
La développée d'une courbe est le lieu de ses centres de courbure.


Dì est un mot qui désigne la terre, le sol, le terrain; la région, le pays; le lieu, l'endroit; la situation.
   Mencius II
Sūnzĭ

      
Dĭ signifie supporter, soutenir; appuyer, résister à,; compenser; arriver à.

Diathigè - διαθιγη
διαθιγη - diathigè, mot rare (exprimant le parcours d’un intervalle compris entre deux points, δια) qu'on peut traduire par assemblage, ligature, touche traversante, élan traversant ou toucher traversant (Anaximandre, Démocrite). Le diathigè est une notion relevant des domaines de la sentience et du mouvement, importante pour caractériser et comprendre et mettre en place le geste à partir du mouvement.

Dépression
La dépression mentale ne correspond pas à une classification spécifique en MTC, mais se rattache à différentes maladies traditionnelles parmi lesquelles figurent
  • Yu Zheng : syndrome dépressif,
  • San Bei : tendance à la tristesse,
  • Zang Zao : hystéro dépression,
  • Bai He Bing : maladie du bulbe de lys,
  • Mei He Qi ; syndrome du noyau de prune,
  • Dian : psychose dépressive,...
Diastèma - διαστημα
διαστημα, diastèma, en grec, signifie intervalle, espace.

Dìng  
Dìng signifie tranquille calme; fixe, dterminé; fixer, déterminer.

Dòng    
Dòng signifie bouger, se mouvoir; agir, se mettre en action, s'activer; Dòng désigne aussi l'acte de bouger, le mouvement, l'activation, le déclenchement, la mise en mouvement. Il est important de noter que l'expression Yùn Dòng met en avant le processus dans lequel s'inscrit le mouvement et peut se traduire par envoyer, transporter. L'interprétation de l'expression Zhī Jué Yùn Dòng conventionnellement traduite par mouvement en conscience, qui caractérise la manière juste de pratiquer, doit le prendre en compte.
    Zhī Jué Yùn Dòng - Commentaires de Yang Banhou - expression à interpréter Taiji Fa Shuo

Dǒng    
Dǒng signifie savoir, comprendre. Dǒng s'emploie dans l'expression Dǒng Jìn Rán ci-dessous qu'on retrouve dans les traités de Tàiji Quán et qu'on peut traduire par identifier ou comprendre les énergies (Jìn)

Ductus
Mot d'origine latine utilisé pour décrire la manière de diriger ou d'orienter un flux, un mouvement ou un courant le long d'une trajectoire ou d'un parcours prescrits. En écriture, le ductus se rapporte à l'ordre et la direction, ainsi qu'à la vitesse, au rythme et à l'inflexion selon lesquels les caractères sont tracés. Plus spécifiquement le ductus se rapporte au plan corporel à tout ce qui, du point de vue interne du sujet en train de l'accomplir, touche la façon d'exercer la conduite du Qì, de la respiration ou encore la conduite du relâchement selon un trajet donné.

Dui
Dui signifie complémentaire, opposé.

Dragon
Incarnation du flux vital.

Durée
Temps vécu par la conscience. L'attente peut être considérée comme un paramètre de la durée de Bergson (Jankélévitch).

Energie perverse - Xié Qì
Une énergie perverse (Xié) est une énergie qui n'est pas correcte. Si l'énergie de la personne est forte, l'énergie perverse ne peut pas attaquer l'organisme. Si ce n'est pas le cas, l'énergie perverse qui trouve un terrain affaibli peut attaquer l'organisme. De nombreuses techniques de Qì Gōng servent à disperser l'énergie perverse du corps.

Eidos - ειδος
ειδος signifie forme. Il désigne en particulier la forme du corps, l'air d'une personne ou d'une chose et par extension (Poésie), la personne elle-même. Il désigne aussi la forme, par opposition à la matière ou encore la forme d'une chose dans l'esprit, l'idée (idea et eidos ont la même racine, Luc Brisson). Eidos se traduit aussi par genre, sorte, par suite espèce; méthode, façon; (le)vu, apparition.

Elasticité
L'élasticité correspond au degré de fluidité d'un corps. Vis elastica... Pour Leibniz « un corps a un degré de dureté aussi bien qu'un degré de fluidité, ou qu'il est essentiellement élastique, la force élastique des corps étant l'expression de la force compressive active qui s'exerce sur la matière.» Il rejoint ainsi la pensée d'Héraclite.

Eleutheria - ελευθερια
Eleutheria signifie en grec aller où bon nous semble, pouvoir se déplacer, se mouvoir et agir comme on veut, liberté.

Elpis - ελπις
ελπις, elpis, est un terme important de la mythologie grecque qui se traduit par espoir ou par crainte face à une situation ou un événement incertain... Il met en avant la contradiction entre attente et prévision. Il introduit l'idée de hiatus entre l'apparence et la réalité dès le VIIIème siècle av. J-C. On le retrouve notamment dans la jarre confiée par Zeus à Epiméthée qu'ouvre Pandora.

Encorbellement
Au sens usuel le terme d'encorbellement désigne toute saillie qui porte à faux au nu d'un mur, construite à l'aide de pierres ou de briques posées l'une sur l'autre et, au fur à mesure, plus saillantes les unes que les autres. Cet élément de structure architecturale est aussi appelé assise en encorbellement. Le terme d'encorbellement s'emploie également dans le cadre de l'anadése pour décrire une manière particulière d'accomplir un geste prenant appui sur un autre geste, par exemple dans un mouvement de déploiement.

Endosmose
L'endosmose correspond à un phénomène d'osmose impliquant le passage d'un fluide (solvant) de l'extérieur vers l'intérieur d'un système fermé . Sur le plan physico-chimique, la solution la moins concentrée se trouve à l'extérieur.

Energia - ενεργεια
ενεργεια, energeia, signifie énergie en grec ancien. Pour Aristote, energeia correspond au passage de la potentialité (ce qui est en puissance) à l'action.

Entéléchie - εντελεχεια
Entéléchie, du grec εντελεχεια : énergie agissante et efficace, est un mot qui signifie littéralement : « fait de se tenir dans ses limites » ou « action de veiller à conserver ce qu’on possède ».

Ephexis
Terme grec utilisé par les sceptiques pour désigner la suspension du jugement. Dans l’interprétation, l’ephexis caractérise le contrôle de soi-même par lequel le'interprétateur veille constamment à s’interdire toute déformation de l’objet à interpréter en un sens conforme aux vœux de son cœur, ou à ses habitudes de pensée.
Par philologie, il faut entendre ici, dans un sens très général, l’art de bien lire, – de savoir déchiffrer des faits sans les fausser par son interprétation, sans, par exigence de comprendre à tout prix, perdre toute prudence, toute patience, toute finesse. La philologie conçue comme ephexis dans l’interprétation : qu’il s’agisse de livres, de nouvelles des journaux, de destins ou du temps qu’il fait – sans même parler du « salut de l’âme » Nietzsche - L'antechrist

Épilyse
Epilyse (fém.) est un terme qui sert à désigner les caractéristiques dynamiques de l'action de délier, de déserrer, de relâcher et, dans la pratique corporelle, d'installer localement, de propager une détente musculaire ou d'induire ainsi un effet d'inertie que le sujet exerce le long d'un trajet donné. En prenant en compte de la structure du corps, l'épilyse joue un rôle essentiel dans l'élaboration du geste juste. Bien conduite l'épilyse intègre la compréhension et la maîtrise du pratiquant dans la transformation d'un mouvement en geste. L'épilyse se caractérise par trois ...

Épistèmè - επιστημη
Directement dérivé du grec επιστημη, l'épistèmè correspond à l'ensemble des pratiques discursives, des connaissances à caractère scientifique, du savoir d’une époque et ses présupposés.

Équivoque
Est équivoque ce qu'on ne distingue pas dans les mots qu'on emploie, dans la parole qu'on prononce, à propos de ce qui est à distinguer dans la réalité.

Esti - εστι
εστι, , esti - peut signifier en grec ancien : est, existe ou il y a, à rapprocher avec Yǒu en chinois.

État de Qì Gōng
L'état de Qì Gōng correspond à un état mental et physique particulier dans lequel il convient d'entrer (Rù Jìng) pour pratiquer le Qì Gōng.

Eunis
Eunis, ευνις, mot grec qui signifie vide, manquant.

Étant
Etant : « tout ce dont nous parlons, tout ce que nous savons, tout ce par rapport à quoi nous nous comportons de telle ou telle manière - et encore ce que nous sommes nous-mêmes et la manière dont nous le sommes. » (S u Z)
De manière générale, pour Heidegger l'être humain ordinaire ne prête jamais attention qu'aux étants. Un étant est un objet déterminé : la fleur, l'arbre, l'animal, la chaise, l'homme sont des étants. Plus précisément, l'étant n'intéresse l'homme que par ses qualités, son utilité, sa finalité. C'est une chose en relation avec d'autres choses.

Ethos - ηθος
L'ethos, du grec ηθος, désigne la manière d'être, les habitudes, la façon d'agir d'une personne.

Euthumia - ευθυμια
ευθυμια - euthumia, l'euthymie, est un terme d'origine grecque qui se traduit par tranquillité ou sérénité de l'âme dans le respect de soi, bonne humeur, bien être.

Euthus - ευθυς
euthus, ευθυς en grec, mot souvent utilisé adverbialement par Platon dans le Philèbe à propos des amateurs, des imposteurs et des rhéteurs signifie droit, de niveau; directement, immédiatement, sur-le-champ, séance tenante


Fă signifie loi, droit, principe; moyen, méthode, procédé.
. Sūnzĭ

Fă Gōng
Le Fă Gōng est une méthode avancée spécialisée du Qì Gōng. Le Fă Gōng correspond à l'émission et la transmission d'énergie à distance. Le principe de cette technique est d'activer l'énergie à partir du Dān Tiān et de la transmettre à partir de certains points vers certaines zones du corps du patient, la personne en déséquilibre énergétique. L'exercice de la pensée joue un rôle important. La pensée sert en effet à guider la circulation et le flux de l'énergie. Dans l'application thérapeutique du Fă Gong, il s'agit d'émettre de l'énergie et de la diriger sur certaines zones du cors, afin de la faire circuler dans les méridiens pour qu'elle atteigne ainsi les organes du patient.

Fǎn  
Fǎn signifie tourner, retourner, renverser; lutter contre; inverse, opposé, contraire. Fǎn a sensiblement le même sens que tropè en grec.
   wù ji bi Fǎn  « Les choses parviennent nécessairement à un retournement »

Fascia
Un fascia est une structure corporelle membraneuse fibro-élastique qui enveloppe une structure anatomique. Cette membrane est composée de tissu conjonctif dense riche en collagène. Ils sont reliés entre eux pour former un réseau complexe de haut en bas, de la superficie à la profondeur du corps. Les fascias sont considérés comme des structures passives servant à la transmission des contraintes mécaniques internes ou externes. Par ailleurs, les fascias montrent des capabités contractiles et interviennent dans la dynamique du travail musculaire et présentent une innervation sensitive. Ils constituent un objet d'étude et d'entraînement privilégié du Yi Jīn Jīng .

Fan Song Gong
Fan Song Gong ou Fang Song Gong est une technique élémentaire mais fondamentale de Qì Gōng, dite de relaxation en profondeur, pratiquée au club. Fan Song Gong consiste schématiquement à effectuer un travail visant à libérer le corps des contraintes musculaires inutiles, un exercice visant à ouvrir le corps en conduisant de haut en bas et dans la lenteur le relâchement selon trois trajets donnés.

Fa Shen
Dans le bouddhisme, Fa Shen désigne la nature, littéralement le corps du dharma ou le corps de la Loi. Noter que la nature des êtres est permanente contrairement à leur corps; de sorte que celui qui se conforme à la nature transcende la vie et la mort.

Fèi
Fèi désigne non seulement le Poumon, mais aussi la fonction Poumon et parfois le méridien du Poumon.
  Néi Jing Sù Wèn

Fēng
Fēng signifie Vent.

Feu civil
Domaine de travail du Yì.

Feu militaire
Domaine de travail de la respiration.

Forme
Le terme forme désigne en Qì Gōng un Dòng Gōng, une forme dynamique, élaborée avec un objectif précis. Par exemple, le Guigen Qì Gōng travaille sur les cinq Organes Yīn. Souvent, le terme Qì Gōng est employé pour faire référence à une méthode de Qì Gōng comprenant également des postures. Il faut comprendre que la pratique de la forme (qui, vue de l'extérieur, revêt certes un aspect gymnique) ne constitue en aucun cas l'essentiel de l'entraînement du Qì Gōng authentique, mais plutôt simplement l'expression de l'aboutissement et le domaine d'expérimentation et d'évaluation de la pratique qui s'articule toujours sur les principes de la discipline.
Connaître la forme, c'est être capable de reproduire l'acte même, non seulement le geste juste, mais aussi le processus par lequel le corps sensible accomplit naturellement cette forme.

       
Le mot Fú signifie ne... pas, comme Bú.

      
Fú signifie indigné courroucé, rageur; coléreux.

Gān
Gān, désigne l'organe foie, ainsi que la fonction Foie.
Néi Jing Sù Wèn

Gān     
Găn signifie sentir, éprouver; toucher; sentiment, sens; perception. Găn Zhī se traduit ordinairement par perception, Găn Dò, par émouvoir toucher, Găn Qíng, par sentiment, affection, Găn Xìng, par sensibilité.

Gāng  
Gāng est un mot qui signifie fort, ferme, dur; juste exact; à peine, tout à l'heure. Gāng tend à se mettre en opposition avec Róu.

Gēn    
Gēn signifie racine; source, origine.
    Lāozĭ

Geste
Action ou bien spontanée ou bien passant par un apprentissage. Le geste implique le cas échéant l'application d'une attention constante et projette, dans tous les cas, un sens ou une signification en mesure d'être perçue et interprétée par un tiers. Au-delà du mouvement extérieur du corps (ou d'une partie du corps) et la mise en place de l'exercice des connexités musculaires correspondantes (Yùn), le geste (Dòng Zuò) est animé d'une intention (Yi) susceptible d'être perçue, s'il est juste, comme un signe, comme l'expression d'une manière d'être ou de faire. Une part essentielle de la pratique du Yǎng Shēng (Yǎng Xìng) consiste à préparer le corps, à faire l'apprentissage puis à approfondir le passage du mouvement au geste, dans le non-agir (Wù Wéi).
  Zhuāngzĭ


Gé signifie disposition, composition, investigation; case, quadrillage, norme, modèle
  zài Gé wù - Dà Xué 2   Dàxué   Veiller à accéder aux choses, avoir à coeur de se donner accès aux choses.

Gé Wù
Gé Wù est une formule fameuse du Dàxué signifiant « accès aux choses », soulignant l'importance de « scruter les choses »
  Dàxué
Zhū Xī considère que s'appliquer au Gé Wù consiste à fournir un effort exhaustif d'acquisition de savoir, un des deux moyens de connaissance selon Wang Fuzhi : « Gé Wù consiste à aller aux choses mêmes afin de pénétrer leurs raisons (Lĭ) ».

Gnothis éauton - γνωθις εαυτον
γνωθις εαυτον correspond originellement à une maxime delphique prononcée Gnothis éauton, écrite sur des stèles signifiant d'abord : Connais tes limites. Par la suite l'expression a été attribuée à Socrate qu'on traduit en général de manière superficielle par : « Connais toi toi-même » mais dont Pierre Hadot a dégagé trois interprétations... Chez Plotin le métaphysicien, l'interprétation en devient :! « Connais-toi comme esprit, deviens ton vrai moi »
L'expression équivalente apparaît aussi dans les textes anciens chinois...

Gŏng
Gŏng signifie en chinois arc, voûte; entourer, courber, pousser. Noter qu'un mot homophone signifie consolider.

Gōng
Gōng se traduit par arc, archet; plier, courber, tendre.
Mòzĭ I-6

Gōng
Gōng signifie habileté, adresse acquise par un travail assidu, mérite, exploit; effet
    Mòzĭ

Grande Circulation
Par Grande Circulation, il est généralement fait référence à la Grande circulation dans les 16 méridiens. Il s'agit d'une technique s'articulant sur la conduite du Qì dans les 12 méridiens ordinaires (en commençant par le méridien du Poumon) et les quatre méridiens "merveilleux" Yang Qiao Mai, Yin Qiao Mai, Ren Mai et Du Mai. Le terme Grande Circulation fait également référence à une visualisation sur un trajet spécifique partant des Laogong, suivant l'intérieur du bras pout rejoindre la poitrine au point Danzhong, descendant sur l'axe du corps jusqu'au périnée, Huiyin; puis à l'intérieur de la jambe pour rejoindre Yongquan, remontant ensuite sur l'arrière des jambes jusque Mìng Mén, remontant dans le dos jusque Dazhui et se séparant sur l'extérieur du bras et se terminer à la pointe des doigts.

Guàn    
Guàn signifie non seulement traverser de part en part, mais aussi courber, plier.

Guàn    
Guàn, homophone du précédent, signifie traverser, pénétrer.

Guān
Guān signifie fermer, clore; éteindre; emprisonner; concerner.

         
Hé signifie en chinois harmonie, paix; doux, harmonieux.
  ZY Zhōng Yōng

Heuristique        
Adj. ou nom commun dérivé du grec ευριστικω, trouver. Une heuristique désigne au sens large un procédé, une démarche ou une méthode qui fournit rapidement une solution (pas forcément optimale). Par exemple une heuristique de jugement désigne une opération mentale, rapide et intuitive.

Hui Gōng
Il existe en fait plusieurs Qì Gōng connus sous le vocable de Hui Gōng. Par exemple le Hui Gōng de Liu Dong dont la première forme s'apparente au Zhi Neng dont la forme est très différente de celle transmise par Jian Liujun pratiquée au club.

Huit Pièces de brocart
Les Huit Pièces de brocart ou Huit Pièces de Soie font conventionnellement partie de la Tradition du Qì Gōng. Elles datent des époques Sui (581-618) et Tang (618-907). Ce Qì Gōng est pratiqué, avec diverses variantes, par la plupart des écoles de Qì Gōng en activité. Cette technique élémentaire exige une bonne coordination de la respiration et des gestes ainsi que de la concentration. Il faut notamment se concentrer sur le Dān Tiān, respirer lentement et profondément par le bas-ventre et effectuer des mouvements avec le Yì juste.

Homéoméries
Homéoméries vient du grec homoiomereia, similarité. Les homéoméries désignent les parties semblables. Selon Anaxagore, l'auteur du système des homéoméries, les corps sont composés de parties similaires, savoir les os, d'os extrêmement petits, les chairs, de chairs extrêmement petites,... .

Homéostasie
Pour A.Damasio, l'homéostasie est un processus biologique correspondant à un ensemble de règles et de directives impératives qui permettent à la chimie de la vie de se poursuivre pendant un certain temps.
Une impératif essentiel consiste à maintenir les paramètres dans un intervalle de valeurs (par ex le taux de glucose, la tension artérielle). Un autre impératif fondamental est de garder constamment dans l'organisme un léger surplus d'énergie par rapport au nécessaire pour faire face au stress du moment.

Homologie
L'homologie a pour synonymes similitude, analogie, ressemblance, affinité, ressemblance, similarité. Cet aspect des choses est très important dans la pensée chinoise notamment dans la théorie des cinq mouvements. Il transparaît explicitement dans les textes anciens...

       
Hū se traduit par porter de l'attention à, attacher de l'importance à, s'attacher à, examiner.

Huà      
Le mot Huà enveloppe un concept important de la pensée chinoise. Il signifie changer, transformer; transformation.
Néi Jing Sù Wèn

Hybris - υβρις
υβρις, Hybris, signifie en grec démesure.

Huí       
Huí signifie revenir, retourner; tourner; répondre.

Hun Yuan Qì Gōng
Le Hun Yuan Qì Gōng ou Qì Gōng du Chaos Originel a été élaboré par Feng Zhiqiang.

Hylè - υλη
υλη, Hylè, signifie en grec matière, matière première par opposition à la forme.

Hystérésis
La notion d'hystérésis caractérise à la propriété d'un système dont la transformation ne parcourt pas, en espace et en en temps, le même trajet selon que l'intensité d'une cause extérieure augmente ou diminue. Dans la pratique du Yǎng Xìng (ou du Yǎng Shēng à visée philosophique) finit par apparaître dans le mouvement corporel une hystérésis élastique, lors de la transition exercice du Yì juste-relâchement.

Idios - ιδιος
ιδιος, idios, désigne en grec ce qui est propre, simple, unique, particulier, sans double. Cf Ernst Bach.

Illusion
Croyance dans la motivation de laquelle prévaut le désir.

Inflexion
De manière générale, une inflexion correspond à une sinusoité, un changement de courbure ou d'orientation, une déviation. Ce mot désigne aussi l'action de courber, de fléchir ou d'infléchir quelque chose.

Intrados
A l'origine, l'intrados correspond à la surface intérieure et concave d'une voûte, d'un arc, d'un cintre. Par extension l'intrados désigne la partie concave située dans le plan d'une partie du corps (poignet, coude en supination, bras...) dans la perspective de préciser la cinématique d'une phase spécifique de l'accomplissement d'un mouvement.

Ipséité
ce qu'on est irrémédiablement soi-même ; ensemble des paramètres specifiques à une personne, une chose, une notion ; la chose en elle-même, soi-même.


Jì signifie, habileté, dextérité; capacité. Jì Néng se traduit par capacité.
     Hánfēizĭ

       
Jí signifie parvenir à, atteindre.
Mòzĭ

       
Jí signifie sommet, extrémité; pôle, retournement. Wú Jí / Tài Jí.

       
Jī signifie occasion, chance. Expressions : Zhī Jī, connaître le bon moment, Dài Jī Er Dòng (arts martiaux).
     Yang Banhou

       
Jĭ signifie presser, pousser, bousculer. En Tàijí Quan c'est un mode d'utilisation de l'énergie qu'on traduit généralement par presser ou encore serrer.

Jiǎ       
Jiǎ se traduit par école, enseignement; maison, famille; spécialiste.

Jiàn     
Jiàn signifie intervalle; séparer; entre, parmi.
  Lāozĭ
    Guĭgŭzĭ

Jiàn    
Jiàn signifie voir, apercevoir; apparaître, se montrer; être au contact.
     Mòzĭ

Jiăo Chē
Jiaji ou plus exactement Jiăo Chē signifie treuil. Ce mot désigne le point situé sous l'épineuse de la 7ème vertèbre dorsale, au niveau de l'angle inférieur de l'omoplate correspondant au point Zhiyang (VG9).

Jiāo
Jiāo désigne l'enseignement des lettrés ou des érudits, l'enseignement de Confucius, c'est à dire l'enseignement de l'école de Confucius.

Jié       
Jié signifie raccourcir; épargner.

Jiē       
Jiē signifie être proche, relier, joindre; accueillir, recevoir; réception, accueil. Le Mòzĭ caractérise notamment la connaissance, Zhī à l'aide de ce mot Jiē dans la phrase suivante:
  Mòzĭ

Jiě       
Jiě signifie séparer, dénouer; soulager; expliquer; comprendre. Jiě Bì : dissiper les illusions     Xúnzĭ XXI

Jié Gū Yān    
L'expression Jié Gū Yān signifie moment crucial, conjoncture critique.

Jié Zòu
L'expression Jié Zòu se traduit par rythme.

Ji Zhuī Dáoyin Qì Gōng
Le Ji Zhuī Dáoyin Qigong, ou Qì Gōng de la colonne vertébrale est un Qì Gōng contemporain visant à améliorer la santé de la colonne vertébrale.

Jīn       
Jīn signifie muscle, tendon. Jīn Ròu désigne spécifiquement les muscles.

Jìn        
Jìn signifie force, énergie (Tàiji Quán); ardeur, vigueur; intérêt, goût. Dans les traités de Tàijí Quán, l'expression Dǒng Jìn se traduit par comprendre les énergies.
   

Jīng     
Le Jīng, l'essence, est la matière première des activités vitales. Au sens large, le Jīng englobe les substances fondamentales constituant le corps, y compris, l'essence, le sang et les liquides organiques. Au sens strict le Jīng correspond à l'essence emmagasinée dans les reins et dans Mìng Mén.

Jìng     
Jìng signifie quiétude, calme; silencieux.
     Lāozĭ
Pour Yi Ming : La quiétude, c'est cet état du Cœur qui n'agit pas de manière inconsidérée, qui se libère de tout remous et n'est nullement atteint par les sentiments de ce monde. Quand le Cœur est pur, le souffle vital s'harmonise et l'esprit est en paix.

Jū         
Jū signifie usuellement habiter, résider; habitation. On retrouve ce mot dans l'expression Jū Xīn dans le sens de receler dans le Cœur.

       
Jù signifie distance, intervalle, espace; être séparé, être loin de.


Jù signifie craindre, avoir peur; peur, effroi.

Juăn    
Juăn signifie rouler, enrouler; enlever; rouleau; enroulement.

Jué       
Jué signifie sentir, percevoir; perception, effet perçu. C'est l'un des quatre termes de l'expression Zhī Jué Yùn Dòng qu'on peut traduire conventionnellement par mouvement en conscience.   Taiji Fa Shuo
Jué Dé se traduit par sentir; trouver, penser.

Jué      
Jué signifie perdre conscience, s'évanouir.

Juéyīn
Grand méridien Yīn composé du méridien du Foie (Zu Juéyīn) et du méridien du Maître-cœur (Shou Juéyīn).

Kāi-Hé
Technique de base de Qi Gōng signifiant ouvrir-fermer.
Kāi signifie au départ ouverture et désigne plus généralement mouvement d'ouverture, principe de libération ou d'expansion qui s'exprime dans la nature ou dans le corps dans une pratique juste, ou encore la force correspondante.
Hé signifie fermer, fermeture et désigne aussi le mouvement de fermeture qui se produit, le principe, l'effort de concentration ou de compression qui s'exprime dans les choses.
Kāi et Hé, ouvrir et fermer, sont les grandes transformations du Dào.
Guĭgŭzĭ
Note : Hé présente ainsi un parallélisme avec la notion de condensation figurant dans la cosmologie des anciens grecs. alors que Kāi correspond à la notion de raréfaction des présocratiques.

Kaïros - καiρος
Le kaïros - καiρος - est une notion caractéristique de la mise en oeuvre du mouvement dans le non-agir. Le kaïros correspond au « moment opportun », à l'« instant propice », à l'« instant d'inflexion », pour commencer ou plutôt déclencher une action ou un mouvement, le moment le plus adéquat pour intervenir au cours du processus engagé, celui où culmine la potentialité progressivement acquise et qui permet de dégager le plus d’efficacité.
Parmi les grands philosophes qui ont réfléchi sur cette notion figurent notamment Gracian, Jankelevitch et Nietzsche.

Kān
Gān, prononcé Kan, désigne le Foie, mais fait aussi référence aux fonctions du Foie ou encore au méridien du Foie.
Sù Wèn

Kàn et Li
Les termes Kàn (plus exactement Gàn) et Li apparaissent dans de nombreux ouvrages et manuscrits traitant du Qì Gōng. Kàn (Gàn) représente l'« eau » et Li représente le « feu ».

Kinesis - κινησις
Kinesis - κινησις - signifie en grec mouvement. Aristote affirme au début de sa physique : « Nous mesurons le mouvement par le temps et le temps par le mouvement... Nous disons que le chemin est long si le voyage est long, et que celui-ci est long si le chemin est long ; et que le temps est long si le mouvement l’est, et que le mouvement est long si le temps l’est. »

Koan
Koan, Gōng'àn en pinyin, désigne à l'origine un cas public déposé devant un tribunal adminsitratf. Par extension dans le bouddhisme Chan, un koan est un cas déposé par un disciple à l'attention du maître ou encore un cas proposé par le maître à un disciple, afin d'évaluer, de tester le disciple quant à son atteinte de l'éveil..

Kŏng
Kŏng signifie peur; craindre, avoir peur; de peur que; peut-être, sans doute.

Kōng    
Kōng signifie vide, creux; cavité; ciel.

Kòng Jī
L'expression Kòng Jī signifie trou, ouverture; occasion.

Koresmos - κορεσμος
κορεσμος - koresmos - κορος - signifie en grec réplétion, satiété, saturation.

Koros - κορος
Koros - κορος - signifie en grec replet, rassasié. Ce mot est utilisé par Héraclite : « les meilleurs cinglent vers l'Un, tandis que les autres, rassasiés, gisent comme le bétail » pour étoffer la métaphore du feu.

Kuà
Kuà signifie entrecuisse, cuisse, enfourchure des jambes, pli de l'aine, zone qu'il convient fréquemment d'ouvrir dans la pratique.

Lachésis - λαχεσις
Nom grec dérivé de la famille du nom λαχη qui signifie part, portion, sort et du verbe λαγχανω qui signifie quant à lui accorder, tirer au sort.
Lachésis est le nom donné par Hésiode à l'une des trois Moires (les Parques romaines, personnification d'une loi inflexible), la Répartitrice, qui déroule en le mesurant le fil de la vie ou du destin.
Avec le personnage de Lachésis se trouve souligné le caractère spatial et aléatoire du processus de propagation, de déroulement du fil.

Lāo Zĭ
Personnage légendaire ou non (c'est en tout cas un personnage fameux du Zhuāngzĭ), longtemps présumé auteur du Lāozĭ, par suite considéré comme l'un des fondateurs du taoïsme. Il est réputé avoir inspiré le Qì Gōng de Lāo Zĭ qui est pratiqué et enseigné au Temple des trois Puretés. Ce Qì Gōng faisant fort appel à la visualisation se caractérise par le travail d'évacuation du Qì impur. Il s'agit d'un Qì Gōng à visée thérapeutique.

Lāozĭ
Le Lāozĭ qu'on appelle aussi Dào Dé Jīng , le traité de la voie et de sa puissance, est un ouvrage d"environ 5000 mots et 81 chapitres. Moyennant un exercice préalable d'interprétation critique, il présente pour nous l'intérêt de d'une source d'indications de techniques et de pistes d'entrainement pour comprendre, s'exercer et perfectionner la pratique du non-agir (voir lectures dirigées pour interpréter ce fragment).

Léxis - λεξις
La léxis désigne en grec la façon d'exprimer le contenu du logos, du discours; l'élocution, la manière de parler.

       
Lì signifie en chinois force, puissance (sous-entendue physique); s'efforcer de.
     Mòzĭ

       
Principe ou raison des choses, ce par quoi tout est ainsi, principe naturel de cohérence, principe de cohérence, principe naturel propre. Lĭ se comprend aussi comme principe moral. Shēng Lĭ : principe de vie.
Paul Demiéville indique que le mot apparaît pour la première fois dans les Odes vers le VIIème siècle avant J.-C. Il est en rapport avec l'aménagement des champs et leur allocation en vue de leur culture. La clef du jade a probablement été rajoutée à ce mot au IIIème siècle.

      
Lĭ peut se traduire par rite, cérémonial, cérémonie, usages, convenances, pratique cérémoniale, égard, décence, formes, devoirs, bonne éducation, décorum, droit, morale, urbanité, devoirs de société, coutumes, étiquette, politesse, courtoisie, honnêteté, bonnes manières, bienséance, savoir-vivre, dignité, moralité de conduite, ordre social, lois hiérarchiques, lois sociales, offrande; sens des rites.
  Lĭ Jì VII
Note : En occident le rite , se présente comme une obligation extérieure à l’individu, comme une obligation qui lui est inculquée en même temps qu’il apprend l’existence d’une nécessité d’un autre ordre que celui dans lequel il évolue. En Chine,le rite est considéré comme émanant de l’ordre même du monde. Chacun peut en observer les effets à la fois dans son corps, dans sa famille et dans sa pensée.

Lian Gōng Shi Ba Fǎ
Qì Gōng comprenant des exercices de Qì Gōng simples visant à prévenir et à soigner les atteintes articulaires et les maladies articulaires chroniques.

Liáng
Liáng signifie mesure; mesurer.
 Xúnzĭ

Liàng Zhī
Liàng Zhī est un concept extrêmement important pour Wang Yangming qui signifie « connaissance intuitive », « capacité innée de savoir ». Il recouvre les trois aspects de la vie consciente : intellect, volonté, émotion. Pour lui, les termes connaissance, conscience morale et connaissance intuitive coïncident et existent aussi bien chez le sage que l'homme du commun. « Liàng Zhī désigne la conscience ou la connaissance concommitante, essentiellement brillante, limpide et distincte... [mais] si on ne prend pas garde à la préserver, on la perdra. »

Lĭ Ji
Livre des rites, ouvrage canonique compilé par Liu Xiang, au programme des examens mandarinaux sous l'empire.

Jiāo
Enseignement des rites (science des rites) faisant partie du Rú Jiāo, qui intégre la conception confucéenne du monde cosmique et le corps socio-politique. Il constitue le cœur de l'enseignement des lettrés.

Lĭ Jīng
Classique des rites. Ensemble d'ouvrages d'origines diverses traitant des rites datant de la dynastie des Zhōu (vers -1046 av. J.-C. - 256 av. J.-C.), Cet ensemble a été compilé sous les Han occidentaux. Il comprend notamment le Lĭ Ji, le traité des rites.

Liù Hé
Les six harmonies, les six coordinations ou les six unions.

Logos - λογος
Logos - λογος en grec ancien - peut se traduire par discours, parole; raison, raison universelle, principe, explication, cause, loi, ce qui se produit quand je parle; ce qui est exprimé dans le discours. Il correspond métaphoriquement au Feu chez Héraclite par exemple.

Lysis - λυσις
Lysis - λυσις est un terme qui désigne en grec l'acte de délier, l'action de libérer, l'acte de relâcher, dissoudre (ce qui est autrement séparé), relâchement, libération, dissolution.

Mathésis - μαθεσις
La mathesis, μαθεσις en grec, fait référence à l’action d’apprendre et le désir d’apprendre; au pluriel matheseis, mathemata, correspond à la connaissance et à la science.

Méditation
Le terme méditation provient étymologiquement du latin medeor, mederis, mederi qui signifie prendre soin, remédier à. La méditation revient donc à un geste d'attention : méditer consiste à ... (aspect développé en stage)

Méridiens
Les douze méridiens principaux sont des trajets bilatéraux passant par des points d'acuponcture.

Métabolè - μεταβολη
Metabolè - μεταβολη - signifie en grec transformation, notion qui correspond en chinois au mot Huà.

Métacognition
C'est la représentation mentale de ses propres représentations mentales, c'est la représentation de ses propres connaissances et de leurs limites.

Mètis - μητις
Mètis - μητις - combine en grec, selon Marcel Détienne et Jean-Pierre Vernant, « le flair », « la sagacité », « la prévision », « la souplesse d'esprit », « la feinte », « la débrouillardise », « l'attention vigilante », « le sens de l'opportunité ». Ils précisent que : la capacité d'intelligence que désigne la mètis s'exerce certes sur des plans différents, mais l'accent y est toujours sur l'efficacité pratique, « la recherche du succès dans un domaine de l'action ».

Mimésis - μιμεσις
Le mot mimésis vient du grec μιμεσις qui veut dire imiter. Son sens a évolué pour signifier imitation féconde (Homère, Lucien, Arrien,...). NPC avec mimétisme.

Mille mains de Bouddha
Méthode d'entraînement au travail de l'énergie interne. Dans cette méthode, on y guide l'énergie vers différentes formes de mains, manières de présenter les mains appelées sceaux ou tampons.

Mìng
Mìng signifie ce qui est commandé, ordre; destin, lot de vie, le décret conféré par le Ciel à chaque être; nécessité.
Xìng Zì Mìng Chū 1.2
Dans la pensée confucéenne et la tradition taoïste, on met en avant la nécessité de reconnaître le décret, puis de travailler à ce que sa propre manière d'être soit sous-tendue par son Mìng individuel, ce qui permettra éventuellement de réaliser son Mìng, d'exprimer sa spontanéité (Zìrán chez les taoistes).
Mencius V A-6
Fen Mìng, le destin reçu en partage d'un être, est un principe d'individuation nécessaire qui manifeste et limite sa puissance de vie.

Míng
Luminosité, illumination, clarté; lumineux, brillant, clair; comprendre. clarifier, annoncer quelque chose, dévoiler
Bàopŭzĭ
      Lāozĭ

Míng
Míng signie mot, nom, désignation, dénomination. Zhèng Míng: rectification des noms, titre d'un chapitre du Xúnzĭ.
  Hánfēizĭ
  Guĭgŭzĭ


Mò signifie dernier, final; extrémité, fin; poudre.

Mó Huà
Mot à mot transformation silencieuse. Notion fondamentale de la pensée chinoise : il s'agit d'attendre la transformation plutôt que l'action. Dans la langage familier, Mó Huà signifie projeter, combiner un plan.

Moïra - μοιρα
Moira - μοιρα - signifie en grec « destin », « part », « portion », « lot ».
Les Moires, Μοιραι, sont trois divinités du Destin : Clôthô, « la Fileuse », Lachésis, « la Répartitrice » et Atropos « l'Implacable » (dont la fonction est de couper le fil de la vie humaine). Dans la mythologie romaine elles sont connues sous le nom des Parques. Les Moires fixent les modalités élémentaires et les limites de l’exercice et de l’accomplissement du destin et de la vie humaine entre ciel et terre.

Mouvement en conscience
L'expression mouvement en conscience a un sens très précis dans les traités de Tàijí Quán mettant en relief la dimension psychologique (mentale ou spirituelle) de cette pratique corporelle intentionnelle. La nature de cet exercice est précisée, par exemple, au paragraphe 2 du Taiji Fa Shuo on trouve mouvement en conscience, comme traduction de l'expression chinoise Zhī Jué Yùn Dòng, sur laquelle il convient de s'arrêter pour en éclairer le sens :


Mù signifie bois; arbre.

Mù Gōng
Le Mù Gōng ou «Qì Gōng des yeux» est une méthode de Qì Gōng permettant de reposer les yeux fatigués en stimulant notamment la circulation de l'énergie et du sang dans la région des yeux et des orbites, y compris des exercices de mobilisation du regard.

Mù Dì, Mù Biāo
Le mot but n'existe pas dans la langue chinoise ancienne. Elle est seulement apparue en Chine à la fin du XIXème siècle et traduite par « Mù Dì » ou « Mù Biāo » où Mù correspond aux mots oeil, catalogue.

Mudra
Terme sanskrit parfois traduit par les termes de « sceau » ou de « tampon » caractérisant une position particulière des doigts et des mains. Les cinq doigts de la main représentent l'endroit où aboutissent des canaux énergétiques. Le mudra permet d'induire des modifications dans la circulation et la répartition de l'énergie. Certains Qì Gōng font appel à des mudras, comme par exemple, les Mille Mains de Bouddha ou la troisième méthode du Zhi Neng Qì Gōng.

Muthos - μυθος
Le mythe, μυθος, muthos, signifie parole, terme à l'origine sans opposition avec le logos. Vernant souligne que le mythe (oral à l'origine et porté par les aèdes) sert à mettre de l'ordre dans les relations entre les hommes des formes de rationalités que les humains explorent. La séparation intervient à partir du moment où le débat, l'argumentation est la condition première de la constitution d'une pensée rationnelle permet de sortr de la pensée mythique ou religieuse.

Nouveau confucianisme contemporain
Le Nouveau confucianisme contemporain est axé sur la philosophie éthique et métaphysique. Débutant au début du XXème siècle, il est à l'origine de la troisième vague de confucianisme, un renouveau du confucianisme.

Natura naturans

Natura naturata

Nèi Gōng
Terme général désignant le travail interne sur l'énergie et les organes vitaux.

Nèi Yǎng Gōng
Méthode de Qì Gōng présumée d'origine taoïste pour "nourrir l'intérieur" qui remonterait au XVIème siècle. Dans sa forme traditionnelle, ce Qì Gōng a été enseignée par Liu Duzhou à Liu Guizhen, qui l'a ensuite modifiée et adaptée aux exigences du temps, participant ainsi activement à la première vague du Qì Gōng lancée par Huang Yueting dès 1949, à l'usage alors principalement réservé aux membres du Parti, la forme de Beidahe. Liu Dong a récemment repris et réinterprété cette forme en insistant sur la relation Shaoyin.

Néng    
Néng signifie être capable, avoir la capacité, être à même de; capacité, énergie.

Néoconfucianisme
Le néoconfucianisme est un puissant courant philosophique qui a pris son essor sous les Song pour se pousuivre sous les Ming. Il a développé et profondément transformé le confucianisme sous l'influence du Bouddhisme et du Taoisme. Il s'appuit sur une réinterprétation philologique et philosophique approfondie des textes confucéens, en particulier des quatre livres : Dàxué, Lúnyŭ, Mencius et Zhōng Yōng . Parmi les grands penseurs du néoconfucianisme mentionnons Zhou Dunyi (1017-1073), Zhang Zai (1020-1077), Sima Guang (1019-1086), Cheng Hao (1032-1095), Cheng Yi (1033-1107), Zhū Xī (1130-1200) Lu Jiuyuan (1119-1192), Wang Yangming (1472-1529), Wang Fuzhi (1619-1692). Il s'est historiquement présenté en Chine sous différents noms désignant ses multiples branches à différentes époques, retenons ainsi l’école du Souffle, Qì Xué, l'école du souffle, Qì Xué, l'école du principe, Lĭ Xué, l'école de l'esprit, Xīn Xué, la nouvelle école du principe, Xīn Lĭ Xué... Le néoconfucianisme est devenu en Chine la version officielle du confucianisme à partir du XIVème siècle jusqu’au tout début du XXème siècle. Il s'est par ailleurs propagé et développé au Japon, au Vietnam et en Corée qui revendique aujourd'hui la compréhension authentique du néoconfucianisme.

Neurones miroirs
Rappelons au préalable ce qu'est un neurone : une cellule du système nerveux spécialisée dans la communication et le traitement d'informations.
Les neurones-miroirs constituent une catégorie de neurones du cerveau qui manifestent une activité, non seulement chez l'individu (sujet) qui accomplit une action, un mouvement, un geste, mais aussi chez l'observateur qui perçoit, effectuant ainsi une opération mentale avec son propre corps, le mouvement que le sujet accomplit sous ses yeux, ou encore lorsqu'il imagine une telle action, d'où le terme miroir...

Nián
Nián se traduit par pensée, idée; lire, penser à. Il signifie aussi adhérer (Tàijí Quan).

Noêsis - νοησις
Noèsis, νοησις, désigne chez Platon la faculté d'atteindre la vérité par l'intuition.

Notions-clés
Pratique et théorie du Qì Gōng font intervenir des notions-clés, dont la compréhension permet, par imprégnation, d'approfondir et de nourrir la pratique.

Noûs - νους
Mot grec νους signifie principe premier, mais aussi esprit, intellect. Le Noûs d'Anaxagore est la faculté d'être en intéraction totale avec le flux infini à l'oeuvre dans l'univers. Pour Platon le Noûs correspond à l'intelligence.


Nù signifie colère en chinois.

     
Nŭ se traduit par arbalète en chinois.

     
Nŭ signifie faire des efforts, s'efforcer, faire proéminer.

Nu du mouvement
Le nu d'un mouvement correspond à la posture sur la base de laquelle se construit, à partir de l'immobilité et du repos, la dynamique du mouvement : c'est à partir du nu du mouvement que s'élabore l'anadése du mouvement et se déploie le geste.

Or
En hébreu le mot or, signifie la lumière mais aussi le feu, et par un jeu de nombres et de lettres l’ « étrangeté » et le « secret ». La lumière c’est aussi, la « plaine », les « herbes » qui y poussent et la rosée qui les recouvre au petit matin.

Origine
On nous propose deux définitions;
1- Source dynamique de la totalité de ce qui existe. L'origine correspond alors à la cause antérieure à toutes les autres (créatrice/transcendante).
2 - Fondement logiquement premier à tout ce qui existe (immanente).

Otium
Otium en latin signifie loisir, oisiveté.Temps durant lequel une personne profite du repos pour s'exercer au travail de soi, se livrer à une praxis visant une transformation, s'adonner notamment à la méditation, la contemplation, à un loisir studieux où figurent aussi des exercices spirituels.

Paideia - παιδεια
La παιδεια - paideia - correspond à l'effort pédagogique, la pédagogie servant à l'éducation des jeunes gens et des citoyens, sur les plans du corps et de l'esprit.

P'ang Kouang
P'ang Kouang, Báng Guāng en pinyin, désigne la vessie
Sù Wèn

Paradoxe
Un paradoxe désigne une apparition qui s'écarte ou semble s'écarter d'elle-même, au risque de se dégrader en simple apparence. Un paradoxe se décèle suivant son mode d'apparition...

Parallaxe - παραλλαξις
Parallaxe dérive du mot παραλλαξις qui signifie "déplacement continu, parallaxe". Parallaxe désigne ainsi l'effet d'un changement d'incidence d'observation, l'effet du changement d'angle de vue de l'observateur sur ce qu'il perçoit.

Percept
Un percept est un certain état ou une certaine aptitude à percevoir plus ou moins de choses.
Ce qui est perçu comme tel sans référence au concept comme résultat de l'acte de la perception`` (Morf. Philos. 1980).

Petite Circulation Céleste
La Petite Circulation Céleste, Xiao Zhou Tian Xun Huan, est une technique taoïste consistant à faire circuler le Qì sur l'axe du corps le long des vaisseaux Gouverneur (montée) et Conception (descente). Respiration et visualisation jouent un rôle important.

Phase
La notion de phase que souligne notamment Wang Fuzhi fait réfèrence au passage insensible de l'un à l'autre de deux termes opposés, de croissance et de déclin, de coexistence de l'aléatoire et du constant qui, malgré son aspect contradictoire, est constitutive de tous les phénomènes naturels et biologiques.

Phronesis - φρονεσις
La prudence - φρονεσις - est pour Aristote une faculté, une disposition pratique, la capacité en prise avec l'action qui permet de faire face, de combler l'écart entre théorie et pratique. « Etre prudent, c'est être capable de délibérer correctement sur ce qui est bon et avantageux pour soi ».
Au début du Zhōng Yōng , comme préconisation au Jūn Zĭ, on relève le même mot Shèn : « ...l'homme de bien est circonspect vis à vis de ce qu'il n'a point vu et craintif vis à vis de ce qu'il n' a pas entendu ».


Pí désigne non seulement la Rate-Pancréas, mais mais aussi la fonction Rate-Pancréas.
Néi Jing Sù Wèn

Poiesis - ποιεσις
ποιεσις, action de faire, de produire quelque chose, un objet, posé en dehors de moi, une oeuvre à partir de la maîtrise d'un savoir, d'un savoir-faire ou d'une intuition qui s'aboliront une fois l'oeuvre ou l'objet produit.

Poros - πορος
πορος, passage, conduit, pore, gué; ressource

Proficiens
Apprenti en sagesse.

Qì Gōng de la grue blanche
Qì Gōng d'origine bouddhiste très élaboré intégrant l'enseignement du Yi Jīn Jīng , le classique des muscles et des tendons, qui fait une large place au travail musculo-tendineux et à l'exercice du Yì, l'intention.

Qì Gōng de l'oie sauvage
Le Qì Gōng de l'oie sauvage, le Dayan Qì Gōng, est un ensemble de plusieurs techniques de l'école taoïste Kun Lun. Cette méthode de Qì Gōng s'inspire des mouvements de l'oie sauvage associés à des principes de Qì Gōng. Une synthèse de mouvements lents et rapides, souples et énergiques synchronisant le statique et le dynamique, éveillant les sensations d'énergie et favorisant la circulation du sang.

Qì Gōng du vol de la grue
Synthèse moderne de formes anciennes taoïstes. Basé sur l'ouverture de points de contact avec le milieu ambiant.

Pāi Dă Gōng
Ensemble de techniques à l'origine martiales, consistant à tapoter ou encore à frapper avec les mains différentes parties du corps dans le but de le stimuler ou de le renforcer. Le Pāi Dă Gōng est généralement assimilé aux techniques d'auto-massage.

Palintropos - παλιντροπος
Palintropos, du grec archaique παλιντροπος, signifie qui revient sur soi, qui se retourne sur soi-même. Terme important chez Héraclite qu'on retrouve dans les métaphores de l'arc, de la lyre ou du fleuve grâce auxquelles il exprime son principe du mouvement.

Panta rhei - παντα ρει
Panta rhei - Παντα ρει - signifie en grec tout coule, tout change. L'expression est indûment employée par Platon à propos....

Phénomène
Le phénomène se comprend en premier lieu comme l'apparence (étym. φαινομενον) sensible de ce qui arrive, (opposition avec l'essence), mais aussi comme l'apparition (φαινειν, faire apparaître) de ce qui apparaît dans l'espace et dans le temps (opposition avec la condition ou le sens de l'apparition).

Quelques points importants en Qì Gōng
Voici une liste illustrative de quelques points utilisés en Qì Gōng: (Cliquer pour avoir une localisation précise ; cet aspect et développé en stage)
Poroi - ποροι
Ce mot, poroi, désigne dans la plupart des explications physiologiques de l'antiquité les conduits menant les sensations des organes des sens au centre coordinateur (cœur ou cerveau). Associé chez Eschyle à la notion de tension dans la phrase des filles de Danaos : δαυλοι γαρ πραπδων δασκιοι τε τειδουσιν ποροι κατιδειν : tension des canaux velus et broussailleux de ses poumons (πρατιδες diaphragme).

Les sept Portes
En Qì Gōng, il est parfois fait référence aux sept portes. Pour la médecine chinoise, il s'agit de la bouche, des narines, des yeux et des oreilles qui correspondent aux sept orifices supérieurs du corps désignés sept portes du corps (en correspondance avec les cinq Zang). Pour les alchimistes taoïstes il existe également sept portes appelées les sept portes secrètes: Ni Wan, Yu Zhen, Jia Ji, Wei Lü, Zhong Wan, Shan Zhong et Zu Qiao.

Pāi Dă Gōng
Le Pāi Dă Gōng est une pratique à l'origine martiale composée d'auto-massages, de tapotements et de frappes plus ou moins accentuées.

Pĕng     
Pĕng désigne en Taiji Quan une forme de direction du mouvement du corps, une conduite, une qualité d'agir qui se traduit ordinairement par parer.

Peras - περας
περας, peras, signifie en grec fin, limite.

Physis - φυσις
φυσις, phusis, correspond communément à la notion de nature. Ce mot possède déjà dans les textes présocratiques un sens très riche, mais ne désigne pas l'ensemble ou le principe des phénomènes. A cette époque phusis signifie en général ou bien la constitution, la nature propre à chaque chose et, ou bien le processus de réalisation, de genèse, d'apparition, de croissance d'une chose.
Il est remarquable d'observer qu'on a, comme l'a souligné A.C.Graham, chez les penseurs chinois du IVème siècle avant J.-C., le même type d'interrogation et une ambivalence caractéristique en ce qui concerne les mots, le sens et les notions de Xìng et Sheng.

Prapides - πραπιδες
πραπιδες, prapidès, est un mot rare au singulier, généralement en association avec le mot φρην. ou φρενες au pluriel . Or, au pluriel, ces deux mots désignent les poumons (Homère) voire plus spécifiquement le diaphragme (Platon, Hippocrate). Dans les textes homériques, s'y situe le siège de la conscience (perceptions, émotions, pensées, intelligence souvent confondues). Poumons ou diaphragme, les πρατιδες représentent un point stratégique (désirs, souffrance morale)

Prosochè - προσοχη
προσοχη, prosochè, signifie en grec attention, l'exercice de l'attention, l'art de l'attention. Elément fondamental dans la pratique des exercices spirituels.


Le Qì correspond à l'énergie. Pour être en bonne santé, il faut que le Qì et le sang circulent librement. Le travail sur le Qì, le Qì Gōng vise à renforcer l'énergie vitale et à faire circuler le Qì et le sang.

Qì Gōng dynamique
Classification des techniques de travail, des formes, sur le Qì dans lesquelles le corps est en mouvement (Dòng). Ces techniques visent principalement à faire circuler le Qì et le Sang.

Qì Gōng statique
Classification des techniques de Qì Gōng dans lesquelles le corps est immobile. Ces techniques font typiquement appel à la concentration et à la visualisation comme par exemple les postures de l'arbre, "Zhan Zhuǎng Gōng", "la Petite Circulation Céleste" ou encore "l'Eventail-chasseur de démon" du Qì Gōng de Lāo Zĭ".

Qualia
Les qualia sont les propriétés de l'expérience sensible : l'effet que cela fait. Pour D.Dennet les qualia sont ineffables, on ne peut les communiquer, ni les appréhender autrement que par expérience directe, intrinsèques ou immédiats : ce ne sont pas des propriétés relationnelles, privés : toute comparaison interpersonnelle est impossible, parce qu'appréhendés directement par la conscience,

Quán
Quán signifie poing, boxe; enroulement.

Quán Shù
Terme générique désignant les arts du poing, l'ensemble des méthodes et techniques des (nombreuses) boxes chinoises traditionnelles y compris le Bagua Zhang.

Qíng    
Dans les textes anciens confucéens (c'est un sujet d'intérêt central au IVème siècle av. J.-C.) notamment, Qíng se traduit par véritable, authentique; émotion, passions, sentiment. Il peut se traduire aussi par tendances caractéristiques ou par caractéristiques intrinsèques.
Lĭjì
Les termes correspondants importants utilisés au Moyen-Age en latin sont motio animi et affectus.

Qīng    
Qīng signifie léger, jeune; légèrement; mépriser.

Qì Gōng de Guolin
Le Qì Gōng de Guolin est une forme de Qì Gōng qui, dans sa forme originelle, a été mise au point à la fin des années soixante. Son succès est à l'origine de la « deuxième vague du Qì Gōng » en Chine durant les années soixante-dix (New Guolin Qigong). En effet ce Qì Gōng qui s'articule sur une marche méditative a été élaboré, afin de lutter contre le cancer en s'appliquant notamment à renforcer le système immunitaire.

Qíang  
Qíang signifie fort, puissant; par force; plus.
Qiăng signifie aussi s'efforcer de. Qiăng Pò se traduit ainsi par imposer, contraindre.

Qì Huà
Qì Huà signifie transformation du Qì. Par transformation du Qì on entend la transformation permanente des substances et des formes d'énergie dans l'organisme pendant la vie.

      
Qū signifie courbé, sinueux, tortueux; poussé à l'extrême; céder (à la force).

Qualia
Les qualia sont les propriétés de l'expérience sensible : l'effet que cela fait. Pour D.Dennet les qualia sont ineffables, on ne peut les communiquer, ni les appréhender autrement que par expérience directe, intrinsèques ou immédiats : ce ne sont pas des propriétés relationnelles, privés : toute comparaison interpersonnelle est impossible, appréhendés directement par la conscience,

Quán
Quán signifie poing, boxe; enroulement.

Quán Shù
Terme générique désignant les arts du poing, l'ensemble des méthodes et techniques des (nombreuses) boxes chinoises traditionnelles y compris le Bagua Zhang.

Rán      
Rán signifie juste, correct.
     se traduit ordinairement par spontanéité.


Rè signifie chaleur, fièvre; chaud.

Rebroussement
Rebrousser signifie retourner en sens opposé à partir d'un point donné d'un trajet ou au beau milieu d'une trajectoire. La compréhension de la réalisation d'un point de rebroussement, sur la trajectoire d'un point donné du corps lors d'un mouvement, par exemple d'une extrémité, joue un rôle essentiel pour l'accomplissement du geste juste.

Régulation du souffle
Etape importante du travail du Qì permettant d'équilibrer le Qì et le Sang, de calmer l'esprit (Shén) pour apporter de la détente. Parmi les techniques de régulation citons la respiration par le Petit Circuit Céleste précisée ci-dessous.

Régulation de l'esprit
Etape importante du travail du Qì consistant à éliminer les pensées confuses et les idées négatives pour atteindre un état de quiétude.

Rén     
Homme, personne; humanité

Rén     
Rén désigne la vertu d'humanité, l'humanité, la bienveillance. A. Cheng propose comme traduction de Rén le sens de l'humain (compris comme le sens de l'orientation).
Mòzĭ
Rén désigne aussi les caractéristiques du registre d'activité relevant de l'humain, le registre d'activité qui fait intervenir la volonté et la conscience : réfléchi, prémédité, artificiel, élaboré, contraint, conscient (de soi), avec l'entendement séparé du corps (das Leib). Par extension, pour les Chinois anciens, Rén caractérise pour l'humain la capacité à se situer dans une hiérarchie (Ciel-Terre,...), la capacité d'intégrer un monde et de s'y conformer au travers d'un processus de perfectionnement.

Résilience
La résilience est a priori un terme de physique qui caractérise l'absorption et l'accumulation d'énergie susceptible d'être restituée par un corps lors d'une déformation . On parlera donc par exemple d'effet de résilience corporelle lorsqu'un mouvement (hors volonté) surgit lors du relâchement musculaire à la suite par exemple d'une circumduction, d'une pronation ou encore d'une supination.

Respiration par le Petit Circuit Céleste
Technique de régulation du souffle qui consiste à conduire le Qì par visualisation du point Bai Hui situé au sommet de la tête au point Huiyin, sur le périnée en passant par les points Dan Zhong, Zhong Wan et le Dān Tiān sur la ligne médiane antérieure, puis à conduire le Qì selon le Vaisseau Gouverneur en passant par le coccyx, la colonne vertébrale et la nuque. Cette technique qui consiste ainsi à faire circuler le Qì à travers les méridiens Ren Mai et Du Mai s'appelle aussi « circulation du Qì à travers les méridiens Ren et Du ».

        
Rì désigne le Soleil.

Róu     
Róu signifie souple, flexible, doux; souplesse.

     
Rù se traduit par entrer; adhérer, pénétrer. L'expression suivante tirée du Lāozĭ
peut se traduire ainsi :« Le non-être pénètre ce qui n'a pas d'interstice, je comprends de là l'avantage du non-agir.»

       
Etre comparable, égaler; comme si; conformément à.
   Lúnyŭ

      
Rú désigne à l'origine une certaine catégorie d'experts de la chose écrite et du rituel. Rú se traduit donc par lettré mais aussi par éducation.

Rú Jiā
Rú Jiā se traduit par école confucéenne.

Rú Jiāo - Zong Jiāo
Rú Jiāo a été créé à la fin XIXàme siècle. Ce terme provient initialement de la traduction du néologisme européen de confucianisme vu comme une religion (James Legge). Par contraste les allemands ont par la suite plus justement traduit Rú Jiāo par « Lehre der Literaten und der Gelehrten » (W. Grube), soit en fait enseignement des lettrés et des savants.

Rù Jìng
Processus d'entrée dans la quiétude.

Ruthmos - ρυθμος   
Ρυθμος, rhuthmos, signifie en grec cadence, rapidité, rythme, vitesse, temps. Rhuthmos désigne une des caractéristiques des atomes de Démocrite.
Note : Rhysmos ou plutôt rhythmos, plus usité en grec archaïque, désigne à l'originr le mouvement des vagues (et provient de ρειν, rhein, couler). Or, ce terme a servi de métaphore aux aléas de la vie, ses hauts et ses bas, aux états et aux humeurs des hommes, pour devenir finalement la notion englobant tout mouvement doté d'une régularité. Heinz Wismann, Les avatars du vide.

Săn
Săn signifie dispersion; éparpillé; se détacher, se disperser, se dissiper.

Sān Jiāo
Sān Jiāo (Ming) fait référence aux trois enseignements ancestraux chinois, les trois sagesses chinoises, à savoir le Confucianisme, le Taoïsme et le Bouddhisme.
Pour Zibo Zhenke (1543-1603) : "Les Sān Jiāo sont issus d’une même famille... Le bouddhisme éclaircit les choses qui se sont passées avant la dernière des quatre périodes cosmiques, il représente donc le plus ancien. Le confucianisme et le taoïsme abordent des sujets concernant ici et maintenant. Les bouddhas sont comme les cieux au milieu des cieux et un saint au milieu des saints. Or, le confucianisme et le taoïsme se trouvent dans le monde ordinaire. Les bouddhas révèlent que tous les êtres sont très proches, puisqu’ils ne font qu’un avec eux. Or, le confucianisme et le taoïsme s’intéressent aux choses extérieures. Bien que le principe [des Sān Jiāo] soit unique, leur profondeur est variée ; et bien qu’il existe une telle différence de profondeur, ils convergent vers un même principe. [...] les trois enseignements suivent la même Voie et que c’est le mot, non pas l’esprit qui les différencie"
Ouyi Zhixu : "L’esprit inné est l’origine des trois enseignements. Les trois enseignements sont créés à partir de cet esprit. S’il n’existait pas d’esprit, les trois enseignements n’existeraient pas ; si quelqu’un ignore son propre esprit, il ignore aussi les trois enseignements."

Sān Jiāo
Sān Jiāo désigne la fonction du Triple Réchauffeur.
     Sù Wén

Sān Yao Su
Les trois harmonies.

Sentience
La sentience (du participe présent latin sentiens, « sentant ou ressentant ») désigne la capacité de sentir les choses, mais aussi plus spécifiquement les trajectoires, les forces et les accélérations en jeu dans le mouvement des objets et des corps. La sentience recouvre ainsi la notion de capacité de percevoir les changements mêmes infimes, d'éprouver les choses subjectivement, de discerner et de saisir le détail lors des expériences vécues.
La sentience met sans aucun doute en jeu l'attention mais se distingue nettement d'autres aspects de la conscience et de l'esprit, comme l'intelligence, la métacognition, l'intentionnalité. Cultiver sa sentience est l'un des objectifs mis en avant dans les pratiques du Yǎng Shēng (pris au sens large).

Sensation / Perception
Sensation et perception sont étroitement liées mais jouent des rôles différents dans l'interprétation du monde. La sensation concerne le processus par lequel le corps sensible est rendu capable de sentir l'environnement par la vue, l'ouie, le goût, l'odorat,... La perception concerne le moyen par lequel le cerveau est en mesure d'interpréter les sensations fournies par le corps et donne sens à ce qui nous entoure.

Sentiment
La notion de sentiment a sensiblement varié selon les époques. La lecture des auteurs doit donc rétablir l'acception sous laquelle on entendait le mot sentiment. Par exemple au XVIIème siècle on entendait par sentiment toute connaissance immédiate et intuitive.
Dans la pensée chinoise, la notion de sentiment devient un sujet d'intérêt et de réflexion important au IVème siècle où elle tend à se confondre avec celle d'émotion (Qíng).
Aujourd'hui à la lumière de la neurobiologie le sentiment se comprend volontiers comme la perception des émotions, élément important de la sentience (Damasio).

Les sentiments
Du point de vue des chinois anciens, les sentiments (émotions ou sensibilités) se trouvent souvent à l'origine des maladies internes. Le plus souvent, on retient sept sentiments: la joie, la colère, la tristesse, le souci, la chagrin, la peur et l'effroi. Relié à l'un des cinq éléments, chacun de ces sentiments est responsable d’un mouvement particulier des souffles. Ainsi la joie (Xi) harmonise, relâche, détend, assouplit et retarde le souffle. Elle favorise sa circulation et fait qu’il est à l’aise. La colère (Nu) fait monter et fait refluer le souffle. La tristesse (Yōu) fait stagner le souffle et bloque sa circulation. Le souci (Si) noue le souffle, le ramasse vers le centre et concentre le Shén. Le chagrin (Bēi) consomme le souffle et le fait dépérir. La peur (Kŏng) fait descendre le souffle avec une notion d’effondrement et d’abaissement. L’effroi (Jing) désorganise le souffle, le fait aller dans tous les sens et crée la confusion.
Les pathologies liées à leur déséquilibre découlent de leur mécanisme même. La pathologie se manifeste lors d’un excès de tel ou tel sentiment. Elle va avoir un effet sur les organes ou les fonctions de l’organisme qui ont l’affinité la plus étroite avec tel ou tel mécanisme.
Ainsi la joie (Xi) qui élargit les sentiments «fait circuler les énergies Ying et Wèi et met le Qì à l’aise». A l’excès, elle blesse le Yang, va nuire au cœur, au Shén et disperser l’esprit qui ne peut plus être retenu. Le cœur étant le maître des organes (Zang), la joie peut vider les cinq organes. Elle blesse aussi le Pro (d’où la démence Kuang avec assèchement de la peau et altération du teint). La pathologie usuellement décrite dans les excès de joie concerne le Cœur avec palpitations, insomnies, trouble de l’esprit avec rires incontrôlables.
La colère (Nu) à l’excès fait refluer le souffle vers le haut. Si elle est forte, le souffle entraîne le sang avec lui. Ces signes qui correspondent à un reflux du Qì du Foie sont : plénitude thoracique et costale, céphalées, vertiges, yeux rouges exorbités, visage rouge, toux, nausées, vomissements, parfois rejet de sang et perte de conscience « Jue » si le souffle entraîne le sang avec lui. On dit aussi que la colère égare, qu’elle nuit au Foie et au Rein, qu’elle blesse la volonté (Zhi) créant des troubles de mémoire, des lombalgies et des troubles de l’esprit. Elle blesse le Yīn à l’inverse de la joie, mais comme cette dernière, elle peut vider les cinq organes.
La tristesse (Yōu) à l’excès bloque la circulation des souffles, provoquant sa transformation en Feu. Le Poumon maître du Qì ne peut plus les faire circuler et le Feu produit par l’obstruction endommage le Yīn du Poumon. Le sujet atteint de tristesse est inquiet et préoccupé, a des difficultés à se projeter vers l’avenir. On dit aussi que la tristesse blesse l’idée (Yi) et l’âme Hún.
Le souci (Di) à l’excès provoque une nouure du Qì qui va retentir sur le centre de l’homme c’est à dire à la fois sur la Rate en nuisant au Yáng de la Rate qui ne peut plus assurer les transports et les transformations, mais aussi sur le cœur, en provoquant une stagnation dans le cœur qui blesse le cœur et le Shén. Elle nuit aussi à l’idée (Yi) shen de la Rate. La symptomatologie concerne donc d’une part les troubles de transport et transformation de la Rate avec sensation de plénitude épigastrique voire thoracique, ballonnements, anorexie, selles molles, etc., mais aussi des troubles du sang (atteinte Cœur et Rate) avec des signes de vide de Sang et des troubles de l’esprit (Shén et Yi) avec état mélancolique, ruminations, obsessions. Le Zhenjiu Jiayi Jing au chapitre I ajoute que les quatre membres sont difficiles à remuer.
Le chagrin (Bēi) à l’excès « resserre le Cœur, déploie les lobes du poumon qui interceptent le foyer supérieur, les Ying-Wei ne peuvent se répandre, il y a échauffement interne qui dissout le Qì ». Avec la tristesse il blesse l’âme étherée, le Hún, et «quand le Hún est blessé c’est la folie extravagante (Kuang Wang), l’Essence ne peut être gardée ce qui produit chez l’homme la rétraction des organes sexuels avec des convulsions musculaires et les deux côtés du thorax ne se soulèvent pas». Le chagrin nuit aussi aux cinq organes et épuise la vie par l’atteinte préférentielle du Poumon qui est le maître des souffles.
La peur (Kŏng) à l’excès «spolie l’Essence (Jing) et bloque le foyer supérieur, le Qì rebrousse chemin, distend le foyer inférieur et ne circule ». Elle nuit au Rein et au Foie, blesse l’esprit (Shén) et le Cœur, elle agite et empêche le recueillement. Elle peut aussi vider les cinq Zang par perte de l’Essence (Jing). Les signes pathologiques se situent essentiellement au niveau du réchauffeur inférieur et des reins avec un état nerveux et angoissé, des incontinences urinaires et des selles et des spermatorrhées (il faut probablement entendre ces derniers symptômes dans un sens plus large, comme tout symptôme physique ou psychique qui manifeste une impossibilité de retenir ou de contenir quelque chose dans le bas du corps ou bien comme un manque d’assises psychologique).
L’effroi (Jing) en désorganisant le souffle «fait perdre au Cœur son appui et l’esprit n’a plus d’attache». Il désoriente l’esprit (Shén) et fait divaguer la pensée provoquant un état de trouble pouvant aller jusqu’à la confusion mentale. Il y a des angoisses, des palpitations de l’essoufflement, des insomnies. Le retentissement se fait le plus souvent sur Vésicule Biliaire, l’entraille chargée de la rectitude médiane, voire sur Daimai ou sur le Cœur.
Par ailleurs, tout excès d’un sentiment peut se transformer en Feu. Or, le Feu dessèche les liquides organiques provoquant la formation de glaires (Tán) qui peuvent obstruer les orifices du Cœur. Le Feu attaque aussi le Sang provoquant du vent et de la chaleur du Sang. Le Sang s’appauvrit et ne pouvant plus nourrir le cœur, cela provoque des troubles de l’esprit (Shén). Comme au début on retrouve donc ici, quelque soit le sentiment, la relation qu’ils établissent avec le Cœur.

Scepticisme
Selon Sextus Empiricus, le scepticisme est la faculté, dynamis, de mettre face à face les choses qui apparaissent, les phénomènes, aussi bien que celles qui sont pensées, les noumènes, de quelque manière que ce soit, capacité par laquelle, du fait de la force égale, l'isosthénie, qu’il y a dans les objets et les raisonnements opposés, nous arrivons d’abord à la suspension de l’assentiment, l'épochê, et après cela à la tranquillité, l'ataraxie.

Shaoyin
Grand méridien Yīn composé du méridien du Rein (Zu Shaoyin) et du méridien du cœur (Shou Shou Shaoyin).

Shēn    
Shēn signifie affirmer, exprimer; expression. Yĭn Shēn signifie extension.

Shēn    
Shēn signifie tendre, allonger.

Shēn    
Shēn signifie profond, étroit; difficile; très.

Shēn    
Shēn se traduit par corps, forme, matière.

Shèn    
Shèn signifie prudent, circonspect, discret. Le mot figure au début du Zhōng Yōng :
Zhōng Yōng

Shén
Shén se traduit par esprit, esprit subtil, esprits, pouvoir agissant, force agissante; puissances miraculeuses, pouvoir merveilleux.
    Bàopŭzĭ

Shén Míng  
Shén Míng signifie clarté spirituelle.

Shèng   
Shèng signifie sagesse, sage.

Shēng   
Shēng signifie ce qui naît, vie, existence; engendrer, faire naître, progresser; inné.
   Lúnyŭ
  Zhuāngzĭ XXVII
    Xúnzĭ XXII

Shĭ        
Shĭ signifie utiliser, employer; inciter; agir; réaliser.

Shì        
Shì signifie situation; configuration; tendance, propension, potentiel ; puissance, force. Exemple illustratif :
  phrase attribuée à Yang Banhou qui peut se traduire par « Si on ne saisit pas l'occasion, c'est qu'on n'a pas été en mesure d'appréhender la situation ».
     Hánfēizĭ XXVIII

Shí  
Shí signifie temps, heure, moment; occasion.
  Lúnyŭ I-1
    Lāozĭ chap.8

Shì        
Shì signifie s'appuyer sur, compter sur; recours.

Shì        
Le mot  Shì 4se  traduit par affaire, chose, accident, trouble; travail; responsabilité, implication, empêchement; être occupé, être engagé.
Il est à plusieurs reprises utilisé dans les textes anciens préimpériaux dans le sens d'« agir ». C'est le cas dans les expressions Yǒu Shì ou Wú Shì qui peuvent respectivement se traduire par agir (avec implication) ou non-agir...
     Lāozĭ  « On acquiert le monde souvent avec le non-agir, même si on agissait,... »
    Hánfēizĭ

Shi
Shi signifie Plénitude.

Shĭ        
Shĭ signifie utiliser, employer; inciter; agir; réaliser.

Shĭ        
Shĭ signifie début, origine.
  Zhuāngzĭ   « Il n'y a pas de commencement qui ne soit une fin »
Mòzĭ  « L'origine : au moment du mouvement, il y a un temps sans durée et un temps qui s'épanouit dans la durée »

Shi
Shi correspond une abbréviation d'un mot désignant le Bouddha. Ainsi, Shi Jiāo désigne le bouddhisme.

Shiji
Le Shiji a été compilé vers 100 avant J-C et traduit par E. Chavannes sous le titre de « Mémoires historiques ». On y trouve en particulier au Chap.47 une hagiographie (plutôt qu'une biographie) de Confucius (mort environ 400 ans avant) reprise maintes fois par la suite.

Shi Li Gōng
Shi Li peut se traduire ainsi : rechercher et essayer la force vivante au travers des mouvements du corps tout entier.
Le Shi Li Gōng fait partie des exercices propres au Dacheng Quán, dont le but martial est de recouvrer nos facultés instinctives.

Shù      
Shù signifie attacher, lier; contrainte. Pour l'étude du mouvement du point de vue interne, ce terme enveloppe l'action de lier, l'anadesis.

Shù
Shù signifie technique, ensemble de techniques, art ; par exemple Quán Shù, l'art du poing, Yǎng Shēng Shù qui, dans un contexte à caractère philosophique, fait alors référence aux techniques, à la praxis servant à cultiver ce qui jaillit de la vie.

Shū
Shū se traduit par pivôt, centre (Ling Shū).

        
Sī signifie pensée, pensée obsessionnelle, réflexion; penser, songer à, méditer.
        Bàopŭzĭ

Sī Shén Shou Yī  
Dans le Bàopŭzĭ, Ge Hong fait la liste des moyens d'atteindre la longue vie et résume l'essentiel de la pratique de la manière suivante :
       Baopuzi
Sī Shén Shŏu Yī peut aussi être traduit par : « méditer la puissance divine et garder le Un ». Or, le Un est à la fois au centre de l'Univers et au centre du corps humain où il est éventuellement possible de communiquer avec la puissance (divinité)...

Signifiant-signifié
L'ensemble des relations mises en jeu dans la notion de "signifiant-signifié", en d'autres termes les rapports entre le "Dire" et le "Dit", constituent un domaine de réflexion qui a intéressé les philosophes de l'Antiquité à partir d'Héraclite. A ce sujet Héraclite exprimé entre les lignes de ses aphorismes des idées très profondes remettant notamment en question la notion de qualité du discours, l'intégrité du message transmis par les mots et la parole. Les penseurs chinois, Zhuāng Zĭ notamment, ont également abordé la question de la place à accorder au discours et à la parole.

Shòu    
Shòu signifie recevoir, éprouver; sensation.

Shŏu    
Shŏu signifie garder, défendre; être proche de, observer.
      Bàopŭzĭ

Shuĭ     
Shuĭ signifie eau; rivière; jus.

Sòng     
Sòng signifie envoyer, reconduire; offrir.

Sons thérapeutiques
La méthode des six sons thérapeutiques, Liu Zi Jue, a été développée par les écoles taoïste et bouddhiste. Selon la Tradition, prononcer ces sons avec les gestes correspondants sert à éliminer par la vibration induite l'énergie perverse logée dans les organes Yīn.

Sophia - σοφια
Jusqu'à Platon, sophia n'est, dans le monde sensible, attachée à aucun contenu particulier et peut donc recevoir n'importe quel contenu. Ainsi, être sophos signifie alors maîtriser son activité, se dominer soi-même et les autres : peuvent être déclarés sophoï le boucher, le charron, le charpentier, le médecin, le poète... Par la suite, sophia devient synonyme de civilisation et ne résulte plus d'un apprentissage, mais devient une aspiration (sagesse) dont l'objet est situé au-delà des possibilités humaines.

Sophisme
Un sophisme se définit comme un raisonnement purement verbal, sans véritable solidité et reposant sur une logique fallacieuse. Ainsi le syllogisme qui fait d’un cheval bon marché un produit cher, parce que tout ce qui est rare est cher. Prospères dans le monde grec présocratique, les « sophistes » faisaient profession d’enseigner l’art de persuader un juge, un opposant, une assemblée. Le plus célèbre des sophistes est Protagoras (484-411) qui était originaire d'Abdère.

Sphaïros - σφαιρος
Sphairos - σφαιρος - Dans la lecture non cyclique (Jean Bollack) de la physique d'Empédocle, le sphaïros, état d'origine, se présente comme le point de départ. C'est la sphère (σφαιρα) parfaite qui éclate sous l'effet du naikos , en brisant, en pulvérisant cette unité originaire, fait advenir les quatre puissances : eau, terre, air, feu (première étade d'unification par homogénéisation et différenciation), fait naître le temps et commencer le devenir.

Supination 
Contrairement au mouvement de pronation, la supination correspond essentiellement à un mouvement de l'avant-bras et de la main au cours duquel le radius tourne autour de son axe longitudinal de sorte qu'en posture frontale de base la paume de la main s'oriente vers l'avant.

Tài Jí        
Tài Jí est conventionnellement traduit par sommet du faîte suprême. Le terme Tài Jí désigne le grand retournement, c'est à dire la phase de transition, le passage du Yang au Yin. Tai Ji correspond ainsi au point où les forces en jeu commencent à se transformer, au lieu où la polarité ou encore la courbure du mouvement s'inversent. Tài Jí tend à s'opposer au Wú Jí qu'on traduit usuellement par sans pôle.

Taiji Qigong
De nombreux Qigong portent ce nom. Il s'agit d'exercices de synthèse de Qì Gōng et d'éléments techniques basés sur des postures ou sur des mouvements à l'origine martiaux, qu'on retrouve en boxe chinoise (Quán Shù), en particulier, en Taichi Chuan. Les techniques de Taiji Qì Gōng sont exécutées selon les principes de Qì Gōng, à savoir notamment relâchement, concentration, respiration et visualisation.
Plusieurs Taiji Qigong sont enseignés au club.

Tài Jí Quán
Tài Jí Quán s'écrit aussi Tàijí Quán et se traduit usuellement par boxe de la grande transformation ou du faîte suprême.

Tài Yin
Grand méridien Yīn composé du méridien de la Rate-Pancréas (Zu Tài Yin) et du méridien du Poumon (Shŏu Tài Yin).

Tambour céleste
Arrière du crâne.

Tan
Dăn ou Tan désigne la vésicule biliaire
Sù Wèn

Tán
Le terme Tán se traduit par crachat, flegme, glaires

Technique
Le mot technique dérive du grec τεχνη qui signidie art, industrie, habileté. Jusqu'au XIXème siècle technique désigne ainsi la manière d'acomplir une tâche qui n’est pas immédiate, la manière de faire.


Tǐ signifie constitution, structure, corps, fondement; fondement constitutif. Tǐ est un mot souvent couplé à Yòng (fonction) dont il se différencie. Dà Tǐ, est la grande partie de notre constitution, la plus importante, l'esprit, que Mencius oppose à Xiao Tǐ :
« Celui qui ne fait que boire et manger est un objet de mépris, parce qu'il ne prend soin que de la partie la moins imporatant de lui-même au détriment de la plus importante. »  Mencius VI

Tiān
Tiān signifie ciel, céleste, par extension, désigne le système du monde, mais aussi de façon abstraite, qu'il s'agira de préciser en stage, spontané, naturel, inconscient, souverain, immédiat. Tiān, le Ciel, désigne ainsi la puissance responsable de tout ce qui échappe au contrôle humain. Tiān se distingue donc de Rén, qui désigne le registre d'activité de l'homme où interviennent notamment le calcul, les pensées spéculatives et la volonté.
Sūnzĭ
Le domaine du Ciel désigne le registre dans lequel les choses adviennent spontanément (Zì Rán, Bú Wéi ou Wú Wéi).
    Xúnzĭ
Pour Wang Fuzhi, Tiān désigne la nature.

Tiān Ming
Notion apparue sous les Zhōu, Tiān Ming est la « destinée naturelle » selon laquelle le trône ne sera plus la possession définitive ni d’un homme, ni d’une famille, ni d’un peuple, on va lui donner toute une nouvelle légitimité qui est le Mandat céleste. Si un prince est déchu ou sa dynastie est renversée, c’est parce qu’il n’a pas respecté le principe du ciel (Tiān Dào) dans son exercice du pouvoir (il a manqué à son mandat céleste). Dès lors, la position royale n'est plus assurée par la relation du sang, mais par la morale.

Tiān Xià
Tiān Xià désigne le monde du point de vue chinois.
  Mòzĭ X

Tiān Zhŭ
Tiānzhŭ désigne le sous-continent indien et correspond au pays de Bouddha dans les textes anciens.

Tiao Li
Tiao Li signifie organisation ramifiée à l'image de la feuille de la plus humble plante. C'est dans ce type d'organistion que se révèle le mode d'action de la nature. Cette notion est importante dans l'articulation de la pensée néoconfucéenne (Tan Zhen, Fuzhi,...)

Tiao Shēn  
Diào Shēn, prononcé Tiao Shēn, signifie réguler le corps. Etape préliminaire de la pratique du Qì Gōng.

Tiao Xīn
Diào Xīn, Tiao Xīn, terminologie moderne (Refondation du Qì Gōng 1952) caractérisant l'action d'harmoniser le cœur. Etape préliminaire à la pratique du Qì Gōng. Dans les textes taoistes anciens, on parle ainsi de Ning Shen, dans le sens de cristalliser l'énergie de l'esprit : « Lorsqu'on cristallise l'énergie de l'esprit on parachève le corps ».

Tiao Xī
Diào Xī, Tiao Xi, terminologie moderne (première vague du Qì Gōng 1952) caractérisant le fait d'harmoniser la respiration qui est en fait étroitement liée au Ning Shen (les textes mentionnent Shén (ou Xīn) Xi Xiangyi).

Tīng Jin
Tīng Jin se traduit par énergie d’écoute. C'est une notion essentielle pour atteindre les plus hauts niveaux de pratique dans la poussée des mains. La compréhension du Tīng Jin appartient aux domaines de la perception, de la sentience et de la conscience. Force brute et corps tendu sont en effet incompatibles avec l’écoute et le toucher. L'étude du Tīng Jin présupposent donc une grande qualité de relâchement et la souplesse du corps, des bras et des mains, la disponibilité de l'esprit et l'exercice du Yì (intention) pour écouter et comprendre la force entrante.
En Tàijí Quán développer le Tīng et le Song est très important pour connaître les tensions chez l'adversaire et maintenir constamment sa liberté d'agir.

Trajectoire
La trajectoire d'un corps en mouvement désigne son trajet qu'il a suivi lors du mouvement même. La trajectoire du centre de gravité correspond ainsi à la ligne suivie dans l'espace par le centre de gravité du corps étudié. Trajectoire s'emploie aussi pour désigner la courbe dessinée par tel autre point du corps en question (doigt, coude, genou,...). La cinématique est la discipline qui étudie le mouvement (trajectoire, vitesse, accélération, courbure,...) sans toutefois faire intervenir les forces en jeu (sans étudier la raison du mouvement), dont l'étude est du ressort de la dynamique.

Tīng Xī Fǎ
Tīng Xī Fă signifiant mot à mot écouter respiration méthode.

Tōng      
Tōng signifie passer librement, déboucher; communiquer, connaître, comprendre à fond.

Tóng Xīn
Tóng Xīn se traduit par ingénuité, l'esprit d'enfance, la spontanéité originelle de l'enfant. C'est une notion centrale dans la pensée de Li Zhi (1527-1602).

Tonicité  
État de tension élastique, de contraction, des tissus vivants, notamment des muscles sous la dépendance du système nerveux.

Trésors taoïstes de longévité
Les Trésors taoïstes de longévité également désignés Art taoïste de longévité est un Qì Gōng dynamique élaboré, autrement appelé Dào Jiǎ Yǎng Shēng Gōng. La longévité a toujours constitué une préoccupation majeure pour les taoïstes. Cette méthode de Qì Gōng était réservée à l'usage exclusif de l'empereur et de sa famille. Elle est longtemps restée secrète. L'art taoïste de longévité est une méthode très puissante pour renforcer l'énergie vitale. Elle est désormais enseignée dans les écoles de Qì Gōng. L'art taoïste de longévité comprend douze trésors, c'est à dire douze techniques visant à renforcer notamment la fonction Rein.

Tropè - τροπη
Tropè signifie en grec retour sur soi-même, retournement, révolution, conversion, tour. Ce mot apartient à la même famille que le mot trope utilisé en rhétorique, pour désigner, au sens propre, une figure par laquelle un mot prend une signification différente de son sens propre (ex. genuflexion oblique) et au sens figuré, une figure impliquant pour un mot ou une expression, un changement ou un détournement de sens. Le mot trope correspond à un argument invoqué par les sceptiques grecs pour démontrer l'impossibilité d'atteindre une vérité certaine et pour conclure en conséquence à la suspension du jugement.

Trophicité
Trophicité, trophique sont des termes utilisés en médecine pour désigner ou caractériser les fonctions de l’organisme qui liées à la nutrition, au développement et à la conservation d’un tissu. Le réflexe trophique correspond à l'excitation qui va réveiller l'activité des organes capables de fournir les substances qui manquent à l'organisme en vue de reconstituer le milieu interne.

Universaux
Pour aller au bout des choses, il faut être sûr que la pensée, les propriétés, les concepts renvoient à un contenu, à des choses, à ce ce qui est : c'est ce qu'on appelle le « Problème des universaux. »

Vanus
vanus est un mot latin qu'on peut traduire par vide, dépeuplé, sans fondement, vain, illusoire. Ce mot dérive du même mot indo-européen qui signifie « ne pas avoir, vide » qui a donné Wahn en allemand, wane, to want en anglais, eunis en grec.

Visualisation
La visualisation joue un rôle très important en Qì Gōng. La visualisation fait partie des activités mentales qui sont mises en oeuvre lors d'un exercice spirituel.

Virtus
virtus, nom latin signifiant vaillance; virilité, excellence, courage, caractère incarné par Minerve à Rome. Cette notion concerne l'ethos et se rapproche de la notion de puissance dans l'action qui correspond assez bien au mot en chinois.

Wài Qì Liao Fa
Wài Qì Liao Fă signifie soigner les maladies par émission d'énergie. Application du Fă Gōng qui est basée sur le travail de l'esprit et de la pensée.

Wàng
Wàng signifie oubli ou oublier, par exemple dans la pratique du Zuò Wàng. Dans le Zhuāngzĭ, ce mot important introduit le sens de passer à un niveau supérieur (cf Yang Hui ou les poissons dans l'eau).

Wāng  
Wāng signifie vaste et profond; stagner, s'accumuler.

Wèi       
Wèi désigne non seulement l'estomac, mais aussi plus généralement la fonction Estomac.
Néi Jing Sù Wèn

Wèi
Wèi signifie nourrir, donner à manger, faire manger, donner la becquée.

Wéi
Wéi signifie agir, dans le sens d'agir en exerçant une certaine force à caractère volontaire.
 se débarrasser, échanger, dissoudre, gouverner, transformer
      Lúnyŭ

Wei      
Wei signifie activité consciente. Pour Xún Zĭ ce n'est pas seulement matière de réflexion, mais un engagement du cœur-esprit (Xīn). « Quand l'esprit élabore une pensée et que le corps la met en oeuvre, c'est ce qu'on appelle activité consciente, Wei » (Zheng Ming)

Wèi Jìn
Wèi Jìn désigne le type de force appliquée lors de l'entraînement au Tui Shou...

Weilü
Point situé juste sous le coccyx correspondant au point Changqiang (VG1).

Wèi Qì - L'énergie défensive
L'énergie défensive désigne une énergie servant à protéger le corps des attaques du pervers. La pratique assidue du Qì Gōng permet de travailler sur le Wèi Qi. Le Wèi Qì circule à la circonférence des méridiens, dans les méridiens tendino-musculaire et les fascias (aspect développé en stage).

Wen
Développement de la personne.

Wudang Qì Gōng
Qì Gōng élaboré au Mont Wudang. La forme enseignée au club vise le perfectionnement de la conduite du Qì par l'esprit. Il fait appel au relâchement, à la visualisation et à la respiration.


Wù signifie affaire; s'occuper, s'appliquer; il faut
    Hánfēizĭ LIV


Wù signifie chose, chose perçue, objet, matière, phénomène, événement. Dàxué
L'expression tirée du Zhuāngzĭ peut être rendue ainsi : « [Votre embarras s'évanouirait si vous vous teniez au plus près du commencement des phénomènes]; si vous étiez capable de tenir les choses pour des choses au lieu de vous laisser traiter en chose par les choses.»

    
Wú est un terme privatif et caractérise la négation, non, ne...pas, sans; l'indifférencié, le non-existant (l'ineffable pour Wang Bi); rien, vide; sans artifice. Il s'agit d'un terme clé dans l'expression et l'interprétation de « Wú Wei » examinée en détail (formes archaïques) lors des stages proposés au club.


Wŭ se traduit par militaire ou martial. Wŭ Shù désigne les arts martiaux chinois.

Wú Jí
Etymologiquement, Wú Jí signifie sans pôle. Il s'agit d'un état primordial par opposition au Tai Jí, le grand retournement. Dans la pratique, Wú Jí correspond à l'état dans lequel on s'oublie, l'état qui permet et précède la transformation, l'apparition du Yīn et du Yang. La vacuité, représentée par un cercle vide.
Wú Jí désigne aussi la posture de base dans laquelle on cherche précisément à faire le vide en soi dans le relâchement.

Wǔ Xīn
L'expression Wǔ Xīn désigne les cinq cœurs qu'on appelle aussi les cinq portes ou les cinq centres.

Wú Xīn
Littéralement, le non-esprit, Wú Xīn est un terme important, notamment dans la tradition du bouddhisme Chan qui met cette notion en avant dans sa praxis. La notion de non-esprit est également présente au travers des textes anciens des confucéens et des taoistes. Il peut se traduire par esprit détaché, esprit impartial, esprit sans différenciation, esprit non-intentionné, esprit non égoïste, esprit véritable. Il est parfois exprimé par le mot Zhen (vrai) en contraste avec le mot Wang (qui fait référence à l'esprit illusoire)

Wú Wéi
L'expression Wú Wéi correspond à un principe philosophique et pratique très profond qui imprègne la culture et la Tradition chinoises, les arts du pinceau, le Qì Gōng (la plupart des formes de Dáoyin attachés à la Tradition) et les arts martiaux chinois. Wú Wéi se traduit en général ainsi : non-agir ou non résistance ou encore non intervention.
  Zhuāngzĭ XV
Le Wú Wéi correspond à une manière de se conduire qui transforme complétement l'être humain. Sa mise en oeuvre implique un entraînement spécifique, une pratique assidue passant par le corps (dimension illustrée et développée en stage ou en séminaire). L’esprit qui anime le Wú Wéi n'est pas de l'ordre de l’inaction ou du désengagement, mais implique la patience d’attendre la transformation silencieuse, de suivre le déroulement naturel des choses, d'être capable de saisir la propension de la situation et, si l’occasion favorable se présente, en dégager éventuellement un avantage (arts martiaux).
 Dào Dé Jing   Lāozĭ

Wu Wēi
Wu Wēi est un qualificatif s'appliquant à l'homme vrai dans la tradition du Chan signifiant insituatle, atopique. Noter que Wēi signifie ici position.

Wǔ Qín Xi
Le Wǔ Qín Xi ou jeu des cinq animaux. Diverses techniques d'inspiration taoïste et bouddhiste plus ou moins sophistiquées portent ce nom. Elles ont été mises au point à partir de l'observation des animaux, de leurs attitudes et de leur comportements. Dans le jeu des animaux de l'école taoïste, les animaux concernés sont l'ours, le tigre, le cerf, le singe et la grue. La gestuelle, imitant le comportement de ces animaux, a pour but principal d'améliorer la circulation énergétique dans le corps.
Le jeu des cinq animaux d'origine bouddhiste est notamment pratiqué par l'école externe Shaolin et utilisé dans les arts martiaux externes. Dans cette forme élaborée, les animaux sont l'aigle, le tigre, le singe, l'ours et le serpent. Au-delà des bienfaits de cette technique sur la santé, l'approche se situe au niveau de l'application des caractéristiques physiques et mentales des animaux retenus dans l'art du combat.
Les Cinq animaux du Wudang constituent un Qì Gōng élaboré très gracieux avec travail interne et externe. Les animaux de ce Qì Gōng sont la tortue, le serpent, le dragon, le tigre et la grue. A chaque animal correspond une série de 9 mouvements.

     
Xí se traduit par habitude, pratique, entraînement; s'exercer, s'habituer.


Xì signifie lier, attacher; concerner; liaison, lien.

       
Xì signifie fente, fissure; occasion (Guĭgŭzĭ).

       
Xī signifie souffle, respiration.

Xiăng 
Xiăng signifie supposer, penser, désirer, songer, envisager, soupconner, supposer, imaginer; il peut aussi être traduit par perception.

Xiàng
Xiàng correspond à un mot signifiant image, statue; représentation, photo.

Xiàng
Xiàng signifie direction, orientation. Ne pas confondre à son homophone qui signifie éléphant mais peut aussi se traduire par ressembler à quelqu’un ou quelque chose (notion d'évocation) figurant alors l’image qu’on se fait d’une chose ou d’un phénomène.

Xiāng
Xiāng signifie apparence, allure, air; examiner, évaluer.

Xiào Jīng
Livre canonique de la piété filiale : Classique de la piété filiale.

Xiāo Kĕ
Diabète. A l'origine Xiāo Kĕ recouvrait trois syndromes principaux caractérisant la maladie de la « soif inextinguible ».

Xiè Qì
Energie perverse. Energie qui n'est pas à sa place ou bien qui est en excès. Les six énergies du corps considérées comme à l'origine des troubles externes sont Hán, Rè, Zào,...

Xīn    
Xīn désigne le cœur, l'esprit l'esprit sensible, le Cœur-esprit. Xīn , le Cœur, abrite le Shén, l'esprit subtil.
Pour la médecine chinoise, Xīn désigne à la fois l'organe cœur et la fonction Cœur. Xīn est considéré comme siège de la pensée. Dans les textes anciens le mot Xīn se rattache donc aussi aux fonctions du cerveau et à l'intellection. Illustrations :
  Néi Jing Sù Wèn
    Mencius VII-1
  et Xúnzĭ
    Hánfēizĭ LIV
Note : Dans le contexte de la pensée confucéenne, F.Perkins écrit : « ...at least before we are highly cultivated, the heart (Xīn) waits on things and then stirs, being shaped gradually through practice and repetition [..] The process of cultivating the heart appears to be the same as that of cultivating our Xìng ». Xīn et Xìng présentent ainsi des ressemblances, mais se distinguent : « Même si les êtres humains ont une nature (Xìng), le cœur/esprit (Xīn) n'a pas de détermination (Zhí) fixe.» (XZMC).
Dans les textes bouddhistes, le mot Xīn peut être rendu par « esprit inné ». Esprit et nature innée, Xīn et Xìng, y sont inséparables et identiques : l’esprit est la mise en pratique de la nature et la nature est le fondement.


Xīn Shù
Xīn Shù se traduit généralement par l'art du Xīn, les techniques de l'esprit ou encore les techniques du Cœur. Le terme est notamment utilisé (XZMC,...) en référence au principe de la voie telle que les sages de l'antiquité l'ont indiqué, pour travailler, à l'origine, avec attention sur le Qíng (émotions). Entrainer le Xīn à connaître relève d'un processus d'intégration des émotions naturelles qui traversent le corps et passe par la vacuité, la concentration et la sérénité (Xúnzĭ). Xīn Shù est également le titre de deux chapitres jugés importants du Guanzi.

Xíng  
Forme corporelle, silhouette, corps, tendance; paraître
  ?   Bàopŭzĭ
Selon le dictionnaire Shuowen jiezi «la forme Xíng est l’image (Xiàng)», autrement dit le corps dans son double aspect : appropriation et identification.
Support d’échanges, le corps ne s’enferme pas sur lui-même, mais au contraire s’ouvre au monde, et se percoit comme un microcosme qui représente le monde des phénomènes à part entière (vision du taoïsme et de la médecine chinoise). Plus généralement, les Chinois pensent que le corps n’est jamais isolé du cosmos.
C’est dans les mouvements rituels du Taiji que la pensée s’incarne et le corps se pense. La pratique taoïste consiste en un travail sur l’individu, son corps et son esprit, dans le but de s’assimiler au rythme naturel de l’univers.

Xìng  
Le mot Xìng correspond à une notion tout à fait essentielle de la Tradition figurant dans les textes et la pratique des enseignements ancestraux (Sān Jiāo), non seulement dans la pensée dite taoiste, mais aussi dans les autres écoles. En particulier dans l'enseignement confucéen, à partir du IVème siècle av. J.-C.
Xúnzĭ
La notion de Xìng se retrouve dès lors associée aux notions de Qíng, de Xīn et de Wú). Xìng. A cette époque, ce mot désigne déjà « la nature » dans le sens de la nature animale ou la nature humaine, les tendances caractéristiques conférées par le Ciel. Réaliser sa nature humaine (Xìng) conférée par le Ciel via le destin est ce que visent la totalité des pratiques du Yǎng Shēng. En même temps et à un autre niveau Xìng signifie naître dans la direction du cœur (Xīn).
  Mòzĭ
Dans le Mencius, Anne Cheng rappelle qu'on peut lire : « Ce que l'homme de bien nature (Xìng) ne saurait être augmenté, dût-il faire de grandes choses, ni être diminué, dût-il vivre dans la pauvreté car c'est le lot qui lui a été assigné. Ce que l'homme de bien nature, c'est le sens de l'humain, le sens du juste, le sens des rites et du discernement. Ce qu'il nature prend racine dans le Cœur, se manifeste de façon rayonnante sur le visage, court le long de l'épine dorsale et se répand dans les quatre membres, lesquels, sans nul besoin de discours, le laissent transparaître. » Xìng prend ainsi une fonction verbale (naturer) et désigne un mode de fonctionnement de la vie, un processus de croissance ou de développement.
Dans le Xìng Zi Mìng Chū, on peut lire au passage 1-2 : « En général, bien que les êtres humains aient une nature (Xìng), l'esprit (Xīn) n'a pas de détermination (Zhí) fixe. Il dépend des choses (Wù) et seulement alors devient opératif... », dont voici une autre traduction, en anglais « In general, although people have Xing, the heart lacks stable commitment. It awaits things and then moves,..»
A.Andreini écrit : « Xìng, natural human dispositions, appears to be a crucible of emotional impulses, contrasting feelings that require the guidance of heart/mind, Xīn, in order to firstly be bent to the will and to education, and finally expressed in a morally suitable form.»
Dans la pensée bouddhiste, l’esprit est la mise en pratique de la nature et la nature est le fondement de l’esprit, ils sont inséparables, c’est pourquoi la nature est aussi apelée « la nature de l’esprit ». On la désigne aussi sous les noms de nature du bouddha, la nature innée, la nature d’Éveil, l’ainsité de l’être.

Xíng  
La graphie du mot Xíng est un syllogigramme composé du radical de l'homme double et du pictogramme du carrefour qui évoque l'homme marchant sur le chemin et signifie par extension : marcher, voyager.
      Xúnzĭ
Le mot Xíng est également utilisé pour désigner l'action volontaire; agir, pratiquer, appliquer et donc aussi la pratique. Dans les Entretiens on retrouve en particulier l'expression Zhòng Xíng pour désigner ceux qui (très rares selon Kong Zi) appliquent la centralité.
Bàopŭzĭ

Xiū    
Xiū signifie cultiver, perfectionner, construire; réparer; tailler. Xiū Shēn : perfectionner sa personne.

Xi Xi Hu - Marches thérapeutiques
Xi Xi Hu est un terme générique désignant les marches thérapeutiques caractérisées par une respiration rythmée par de courtes inspirations (Xi) suivies d'une ou plusieurs fortes expirations. Les marches thérapeutiques font notamment l'objet de recherches intéressantes dans les cas de maladie chronique et de dépression.

     
Xù signifie accumuler, recueillir; nourrir; laisser pousser. Exemple Xù Ruì qu'on peut rendre par aiguiser sa perspicacité.

     
Xū signifie Vide.
Hánfēizĭ V-1
  Zhuāngzĭ IV

Xuán 
Xuán est un terme important qui signifie obscur, mystérieux, secret.
En ce qui concerne la pratique du Dáoyin, il lui correspond, un principe associé au Yáng dans les textes anciens, à l'origine de la Voie Obscure et Mystérieuse, Xuán Dào.

Xuán Xué
Mot à mot Xuán Xué sert à désigner les études du mystèrieux, de l'obscur, du profond. L'expression désigne une école de pensée qui a adopté une forme nouvelle de spéculation philosophique (metaphysique) qui a servi à redimensionner la vision de l'univers et à relativiser la place de la politique (rôle de Guo Xiang). La notion de Wú y joue un rôle essentiel.

Xué    
Xué signifie étude, apprentissage, mise en pratique d'un savoir, sous-entend notamment chez les confucéens un processus d'humanisation; apprendre, étudier.
Par extension, Xué signifie nourrir, entretenir, élever, croître, développer, cultiver, pratiquer.
Lāozĭ
  Lúnyŭ

Xuè
Xuè signifie sang.

Yăn    
Yăn signifie oeil, regard; petit trou.

Yán    
Yán signifie mot, parole; propos, opinion, idée.
 
Zhuāngzĭ XIII-9

Yǎng  
Yǎng signifie nourrir, nourrir pour faire grandir ou préserver, faire croître, faire prospérer, développer une capacité, cultiver, enrichir.

Yǎng Shén
Mot à mot, Yǎng Shén signifie nourrir l'esprit (Shén). Yǎng Shén se comprend ainsi dans le sens de pratique visant à cultiver la puissance d'agir. Illustration tirée du Guĭgŭzĭ :
    « Se concentrer sur la voie en nourrissant l'esprit et en donnant de la profondeur à sa perspicacité ».
L'expression se retrouve au chapitre XV du Zhuāngzĭ :
« Rester pur, sans mélange, être calme et Un sans se modifier, se désintéresser des choses et ne pas agir, régler son activité sur le mouvement du ciel, tel est l'art de nourrir l'esprit ».

Yǎng Shēng
Mot à mot Yăngshēng signifie : nourrir (Yǎng) la vie (Shēng), nourrir certes le principe vital mais aussi, nourrir ce qui jaillit de la vie, ce qui émerge de la vie. C'est une expression quelque peu ambiguë : au-delà de la remarque de Graham à propos du lien très étroit (au IVème siècle) entre les caractères Shēng et Xìng, il est intéressant de prendre en considération l'avertissement du moine bouddhiste Han Shan Te T'ching (fin du XVIème siècle), exégète éminent du Zhuāngzĭ : « Yǎng Shēng consiste à conserver la nature (Xìng), et non pas seulement à préserver la forme et la vitalité du corps ». Han Shan met ainsi en avant la dimension spirituelle de la pratique qui a par la suite constamment imprégné la pensée chinoise ancienne.
Les expressions Yǎng Shēng, Yǎng Shēng Shù ou Yăng Shēng Gōng désignent en effet d'une part, dans un sens restreint depuis les Han, les pratiques relatives à la santé, des méthodes servant à préserver et à maintenir la vitalité. Mais on peut aussi comprendre ces expressions dans leur sens large, à savoir celui de l'ensemble des pratiques visant à harmoniser notre nature (Xìng) et nos relations avec le monde extérieur, en particulier notre manière d'agir (l'équivalent de ce que Hadot propose d'appeler exercices spirituels dans les écoles grecques antiques) mettant en avant (depuis le IVème siècle) la culture du Xìng. Ainsi, Yǎng Shēng apparait probablement pour la première fois dans le Zhuāngzĭ au travers des paroles du prince Wen Hui :). Ainsi c'est l'expression Yǎng Shēng qui reprise par la suite par les taoistes pour désigner les pratiques corporelles (également développées dans les autres écoles de pensée et enseignements ancestraux mais sous d'autres noms), aujourd'hui appelées Qì Gōng.
En bref, prises au sens large, les expressions Yǎng Shēng ou Yǎng Shēng Shù désignent la praxis des enseignements (Jiāo) (taoiste,...). Elles englobent des pratiques et des exercices comme le Qì Gōng, l'art du pinceau, la méditation, la diététique, le massage, l'acupuncture, la psychologie et le travail sur les émotions, le Xiu Lian (alchimie interne), et beaucoup plus tard le Tai Ji Quán, le Bā Guà Zhǎng,...
L'expression Yǎng Shēng Fǎ, qu'on peut traduire par techniques pour cultiver la vie, s'emploie en revanche dans un sens plus étroit; elle concerne les méthodes de préservation de la vie et de la santé, de la vitalité et de la tonicité du corps. Les exercices de respiration, le Qì Gōng, la pratique du Tàijí Quán peuvent de ce point de vue être considérés comme faisant partie du Yǎng Shēng Fǎ.
En résumé, la notion de Yǎng Shēng présente donc, ou bien un sens relativement restreint, étroitement lié à la santé du corps, ou bien un sens plus large, éthologique, lié aux potentialités du corps et de l'esprit humains que l'éthique des enseignements chinois propose à chaque être humain de cultiver, de façon constante, par l'attention, le soin, l'entraînement (au travers de pratiques conformes à la voie, Dào) en laissant se révèler sa nature immuable et vide (Xìng).
Note : Voici quelques traductions de l'expression Yǎng Shēng proposées par des spécialistes : « entretien du principe vital » (Léon Wieger), « nourrir le principe vital » (Henri Maspero), « l’art de se conserver » (Liou Kia-hway), « l’art de cultiver la vie » (Philippe Che), « l’art de nourrir sa vie » (Jean Levi), « cultiver la vie » (Pierre-Henry de Bruyn)

Yǎng Xìng  
Yǎng Xìng signifie cultiver (Yǎng) ce qui naît ou ce qui fait naître dans la direction du cœur au travers de pratiques à l"origine à caractère rituel, donc, Yǎng Xìng signifie cultiver ou nourrir son Xìng, sa nature. La notion de Xìng à traverse litéralement (anthropologie de l'homme, psychologie,...) la pensée chinoise aux IVème-IIIème siècle. Dans le cadre de la pensée (qu'il faut comprendre dans le sens de comment on se tient sous le Ciel) confucéenne des Royaumes combattants, le terme Yǎng Xìng correspond chez Mencius VII A-1 Mengzi VII A-1
à l'ensemble des pratiques visant en premier lieu à développer le Rén. Dans le Xìng Zi Mìng Chū Yǎng Xìng désigne l'activité correspondant à la mise en pratique de la voie, le Xīn Shù. Chez Xún Zĭ on retrouve dans le même sens l'expression Yǎng Xīn.

Yǎng Xīn  
Yǎng Xīn signifie cultiver (Yǎng) le cœur-esprit (Xīn), nourrir son cœur, (en réduisant d'abord ses désirs comme le formule Mencius). Xún Zĭ fait parfois appel à l'expression Yǎng Xīn dans le sens de Yǎng Xìng. De manière apparemment contrastée, quand Zhuāng Zĭ utilise aussi l'expression Yǎng Xīn, il entend cultiver l'état permettant de nourrir sa sentience auquel conduit la pratique du jeûne du Cœur (Xīn Zhāi).4-2

Yāo   
Yāo désigne la zone se situant au niveau de la ceinture, de la taille, des reins, des lombes. C'est le niveau à partir duquel se déclenchent les mouvements de Qì Gōng et de Tàijí Quán.

Yáo - Shùn - Yu - T'ang - Wen
Yáo, Shùn, Yu, T'ang et Wen sont les noms des souverains mythiques de l'antiquité chinoise réputés pour leur très grande sagesse. Yu, T'ang et Wen sont respectivement les fondateurs des dynasties Xia, Shang et Zhōu.

     
Yì se traduit en général par pensée, imagination, idée, sens, signification, réflexion, délibération.
      Zhuāngzĭ
 
Le Yì joue un rôle absolument central dans le Yǎng Shēng (pris au sens large), donc en Qì Gōng, en Tàijí Quán, en MCT,...
Le Yì représente spécifiquement l'intention dont les modalités (qu'il s'agit ensuite d'explorer par une pratique constante intégrant le relâchement) passent par le corps et par l'esprit. On traduit aussi Yì par idéation/intentionnalité, aspect Terre du Shén.
Le Qì Gōng correspond de manière caractéristique comme la pratique de base de l'entraînement du Yì qui guide le Qì.
L'objet initial et constant de la pratique du Qì Gōng et, dans la foulée, du Taiji Quán et du Yǎng Shēng est d'exercer le Yì juste dans l'espace de médiation, d'ajustement du moment et de la situation, et de mise en oeuvre du Wú Wéi qu'est la forme. Cette dimension caractéristique de la pratique du Qì Gōng (Dáoyin), des arts martiaux et plus généralement du Yang Sheng est approfondie en stage au sein du club.

    
Yì traduit la notion, importante notamment chez les confucéens, les mohistes et les légistes, de ce qui est juste, le sens du Juste.
On peut aussi traduire Yì par rectitude, le droit, ce qui est convenable, équité, vertu, ce à quoi l'homme véritable est tenu, par devoir, ce qui est essentiellement bon.
    Xiào Jīng


Yì se traduit par être caché, rester caché, enfoui...

Yíng
Le mot Yíng désigne une colonne, un pilier.


Yi Yīn Yi Yáng Zhi Wei Dào
Yi Yin Yi Yang Zhi Wei Dao est une expression du Yi Jīng et définit ainsi le Dào « Un mouvement de Yīn, un mouvement de Yáng c’est le Dào »

Yi Jīn Jīng
Littéralement le Yi Jīn Jīng , « muscle/tendon changement classique », fait référence à un manuel de Qì Gōng d'origine bouddhiste contenant la description d'une méthode s'appliquant principalement aux muscles et aux tendons, ainsi qu'aux fascias, dont la pratique sert aussi à renforcer les organes internes et à assurer la coordination et l'harmonisation du Qì, de l'esprit et de la respiration. En bref, le Yi Jīn Jīng est une méthode traditionnelle de Qì Gōng datant de l'époque Nanbeichao (420-581) faisant partie du bouddhisme Chan, c'est à dire à visée spirituelle. A un premier niveau, cette méthode a pour but d'assouplir et de renforcer les tendons, les muscles et à assouplir les fascias. Par ailleurs, elle cherche à harmoniser les fonctions des organes et à favoriser la circulation de l'énergie et du sang. Cette méthode de Qì Gōng accorde au travers de nombreux exercices une large place à l'entraînement du Yì, l'intention.

Yi Jīn Xi Sui Jīng
Qì Gōng autrement appelé Purification de la Moelle, datant des époques Ming (1368-1644) visant à renforcer les muscles, les ligaments et les os permettant de purifier la Moëlle.

Yĭn
Yĭn signifie conduire, guider; attirer, provoquer, induire.

Yì Nián Bú Shēng  
Yì Nián Bú Shēng est un précepte de la tradition bouddhique qui peut se traduire par « Ne pas produire aucune pensée » et correspond ainsi au principe Wú Nián.

 
signifie désir, envie; vouloir, désirer.
  Xúnzĭ
  Dào Dé Jing

Yùn
Yùn signifie de manière générale transporter et Yùn Dòng désigne le mouvement. De manière plus précise Dòng désigne l'acte de bouger, alors que Yùn correspond au processus d'activation de la mise en mouvement. Yùn constitue l'un des quatre termes de l'expression Zhī Jué Yùn Dòng :
      Yang Banhou   « mouvement en conscience »

Yi Yì Yĭn Qì
« Utiliser le Yì pour guider le Qì », principe fondamental de la pratique du Dáoyin.

Yi Yīn, Yi Yáng Zhī Dào  
Yi Yīn, Yi Yáng Zhī Dào peut se traduire par Un Yin, un Yang, voilà ce qui peut caractériser le fonctionnement des choses (Dào).

Yĭn
Yĭn signifie conduire, guider; attirer, provoquer.

Yīn      
Le mot Yīn signifie note, ton, son, mais peut aussi signifier sensation ou perception (Guanzi, Nèiye - Yīn Yi Xian Yan). Sensation et perception jouent cependant des rôles différents dans la manière dont on interprète le monde. Rickett

Yīn      
Le mot Yīn désigne non seulement le Yin, mais aussi ombre, ombrage; nuageux, sombre, sinistre; sournois.

Yīn-Yáng
La théorie du Yīn-Yáng se trouve à la base des enseignements ancestraux (Sān Jiāo). Ainsi, l'univers tout entier est fondé sur le changement. Cette cosmogonie s'articule sur les notions de Yīn et de Yáng qui expriment la dualité des choses, l'existence de cycles et la nature des changements.
   Néi Jing Sù Wèn
Le Yīn-Yáng traduit aussi l'équilibre des forces qui circulent dans toute chose. A première vue, le Yīn représente l'inactivité, l'hypotonie, le plus manifesté, alors que le Yáng caractérise l'activité, l'hypertonie, le moins manifesté dans sa dynamique de changement. Yīn et Yáng donnent en premier lieu une caractérisation commode des diverses manifestations de l'énergie. Au-delà et de façon dynamique, Yīn et Yáng représentent les deux forces jumelles perpétuant l'univers dans une chaîne infinie de changements. Enfin, cette loi s'applique au microcosme comme au macrocosme : il y a toujours du Yīn dans le Yáng et inversement.
Le Yǎng Shēng (Qì Gōng, Taiji Quán,...) constitue le terrain de compréhension, le champ d'application et de mise en oeuvre pratique passant par le corps de ces sollicitations antagonistes qui se nourrissent l'une l'autre, de ce principe fondamental du fonctionnement des choses. Cette théorie s'applique éventuellement également à régulariser certains déséquilibres énergétiques (Vide de Yin, excès de Yáng par exemple). Le cas échéant, la pratique peut participer à la mise en place de mesures correctives (renforcer le Yin, faire chuter le Yang). Le Dáoyin (Qì Gōng) peut donc aussi être proposé pour intervenir à ce niveau.

Ying Qì
L'énergie nutritive ou nourrissière.

Yòng et Tǐ
Le couple (Tǐ, Yòng) représente d'une part le corps et d'autre part la fonction. Il correspond à une notion de base. Selon Cui Jing : « Tous les êtres de l’univers possèdent forme et matière qui revêtent l'expression de corps et fonction. Le corps est forme et matière alors que la fonction est l’utilisation subtile ce qui est au-delà de la forme et de la matière. Si le Ciel et la Terre ont pour corps ressemblant pour l’un à un dais rond d’un char et pour l’autre à sa caisse carrée et que leur fonction soit l’engendrement et le développement des dix mille choses, les êtres animés ont pour corps leur forme physique et fonction, la connaissance subtile. De même, les plantes ont pour corps leur tronc et fonction leur vitalité. » Autrement dit, Cui Jing retient l’aspect physique du Tǐ (constitution, structure, corps) et l’aspect fonctionnel du Yong (fonction, usage), point de vue qui, selon Zhang Dainian, va l’encontre des idéalistes mais qui reflète bien la réalité

Yòng    
Yòng signifie mettre en application; mise en pratique, mise en œuvre.

Yōng    
Yōng a le même sens que Yòng ci-dessus et signifie mettre en application (Zhōng Yōng).

Yòng Yì Bú Yòng Lì
Utiliser l'intention, ne pas utiliser la force musculaire selon l'usage commun. Principe commun aux pratiques du Yǎng Shēng, à savoir du Qì Gōng, du Taiji Quán, de Yi Quán, du Bā Guà Zhǎng,... (aspect théorique et modalités pratiques mis en avant au club en cours et en stages de Qì Gōng et de Tai Ji Quán).


Yōu
Yōu signifie tristesse; chagrin, souci; s'affliger; se soucier de.

Yǒu
Notion importante en opposition avec la notion de , souvent rendue par : « il y a », « ce qu'il y a », « le manifesté » et aussi « il a » (Anne Cheng).

Yóu      
Yóu signifie nager, mais se traduit aussi par évoluer en toute liberté, voltiger, voyager, vagabonder au gré des forces qui agissent en nous et nous portent, être à l'aise; aisance, maîtrise, liberté. Ce mot traverse le Zhuāngzĭ et correspond à une notion essentielle dans l'agir par le non-agir en introduisant notamment l'idée de nécessité.


Yù signifie désir, vouloir; désirer, convoiter, vouloir.
  Lāozĭ

Yū Shēn
Shēn est un terme utilisé en Bā Guà Zhǎng qui se traduit par corps sinueux. Le corps se comporte ainsi comme celui du poisson en train de nager. Ainsi, Yū Shēn se caractérise par le fait que le corps est extrêmement souple, « comme l’eau », à savoir d'une part qu'il n'offre pas de prise à la force de l’adversaire et qu'il est d'autre part capable à tout moment de glisser sur l’adversaire pour le toucher sans véritablement s’opposer à lui.

Yuán
Yuán signifie source, origine, commencement, originel, remontant à l'origine, à la source, rechercher, examiner, de nouveau (repartir à l'origine) ou encore sépulture (retour à l'origine).

Yuán Qì
Le Yuán Qì, l'énergie originelle, une des cinq énergies du corps.

Yuè
Yuè signifie lune; lunaison.

Yuè      
Yuè est un caractère ambivalent qui signifie ou bien musique (Yuè) ou bien joie; gaieté (il se prononce alors Lè).

Yuè      
Yuè signifie traverser, franchir.

Yùn      
Yùn signifie transporter, envoyer répercuter; transport, effet induit, répercussion. Yùn Dòng peut être rendu par « mouvement », incluant l'activation même du mouvement.

Yù Nü Gōng
La Fille de Jade : Qì Gōng à visée thérapeutique.

Zài        
Zài signifie avoir à coeur de, faire attention.
   Zài Gé Wù - Dà Xué 2   injonction du Dàxué, étape initiale sur la voie du perfectionnement de soi, qui se traduit par « accéder aux choses », « se donner accès aux choses ».
   Lúnyŭ

Zang Fù
En médecine chinoise, on distingue parmi les viscères les organes Yīn appelés Zang (Rein, Foie, cœur, Rate-Pancréas, Poumon) et les entrailles Yáng appelées Fù (Vessie, Vésicule Biliaire, Intestin Grêle, Estomac, Gros Intestin et Triple Réchauffeur).

Zàng
Zàng signifie cacher, dissimuler.

Zào
Zào signifie sécheresse, sec.

Zhan Zhuǎng Gōng
Zhan Zhuǎng Gōng, les techniques de l'arbre, correspondent à des postures. Il convient de s'installer dans une posture de l'arbre les yeux fermés, de concentrer l'esprit, avant d'entrer lentement dans la position requise pour, vu de dehors, maintenir le corps dans un état statique jusqu'à la fin de l'exercice.

Zhāi
Zhāi signifie jeûne; jeûner. Ce mot s'emploie notamment dans le Zhuāngzĭ à propos du jeûne de l'esprit, Xīn Zhāi, parfois aussi traduit par jeûne du Cœur.
    Zhuāngzĭ IV

Zhǎng Lì
L'expression Zhǎng Lì signifie tension, force de traction.

Zhèn
Zhèn signifie agiter, exciter, stimuler
      Wénzĭ

Zhēn       
Zhēn signifie vrai, véritable; juste, complet, intégré, mais aussi candide (blancheur) dans certains écrits taoistes.

Zhēn Sī
Zhēn Sī est un concept important du néo-confucianisme. L'expression signifie « pensée juste »,, une conduite qui passe par l'observation du jeûne du cœur (Zhāi Jie Qì Xīn).

Zhèng
Zhèng signifie droit, correct; droiture, rectitude à la fois physique et morale.
    Sù Wèn
Zhèng Xīn se traduit par rectifier son Cœur.
   Cette expression du Dà Xué peut se traduire ainsi : Le perfectionnement de sa personne dépend de la rectification du Cœur-esprit.

Zhèng
Zhèng signifie syndrome (aspect développé en stage).

Zhèng Zi Shí  
Zhēng Zi Shí, le « moment du Minuit Juste », est l'équivalent du Kairos. En résonance avec l'expression Zhī Jué Yùn Dòng cette phrase souligne un point essentiel de la mise en oeuvre prodédurale du Wú Wéi.

Zhí         
Représentant au départ la vie ou l'orientation du cœur, Zhí signifie volonté, aspiration, ambition, détermination, intention, résolution, projet. Il s'agit d'une notion importante de la tradition confucéenne (notion essentielle pour le perfectionnement de soi).
     Xìng Zì Mìng Chū
    Lúnyŭ - « Etendez vos connaissances, et affermissez votre résolution... »

Zhí          
Zhí signifie tenir, persister, appliquer.

Zhì         
Zhí adresser; causer, entrainer; s'appliquer à.
      Zhuāngzĭ XXII

Zhī          
Zhī se traduit par connaître; réaliser; connaissance. Zhī désigne aussi l'acte de connaître, la faculté de connaître, le savoir. La notion de Zhī est essentielle dans la pensée chinoise ancienne. C'est notamment le cas pour la pensée confucéenne qui met en avant la connaissance passant par l'étude (Xué), parce qu'elle constitue l'étape liminaire de à compréhension et la perception des choses. La phrase du Lúnyŭ
      « Celui qui sait n'est pas atteint par le doute, celui qui est bienveillant n'est pas inquiet, Celui qui est courageux n'a pas peur. »
La notion de Zhī tend à être rejetée dans la pensée taoiste qui y voit un obstacle majeur à l'expression de la spontanéité (Zi Rán). Dans certains textes anciens traitant du non-agir, Zhī peut se traduire avantageusement non plus par savoir, mais par percevoir ou perception. Noter dans ce registre les résonances entre
        du Lúnyŭ et les trois expressions fameuses de la pensée taoiste suivantes :
    Lāozĭ , Zhuāngzĭ II    et Zhuāngzĭ VI.
De façon contrastée, pour Wang Yangming, la notion de Zhī correspond à tout acte de l’esprit, en tant que saisi par la conscience, par le sujet pensant.

Zhī Zhì
Formule fameuse de la pensée confucéenne signifiant « extension de la connaissance » ou « développer sa réflexion » dont la mise en oeuvre consiste à rester vide (Xū), parfaitement impartial, afin de manifester sa clairvoyance en allant chercher ce qui nous est caché.

Zhi Neng Qì Gōng
Le Zhi Neng Qì Gōng, ou Qì Gōng de la Sagesse, est un Qì Gōng créé par Pang He Ming à la fin des années 70 très populaire en Chine.

Zhòng      
Centre, milieu, centralité, fond du cœur, vie intérieure, pensée profonde; équilibre. Selon Han Shan, Zhòng désigne « la totalité de la nature innée de chaque être humain ».
   Guĭgŭzĭ

Zhòng    
Zhòng signifie poids; considérable, important; mettre l'accent sur, porter l'attention sur.

Zhòng     
Zhòng signifie centre milieu; au milieu de, dans; parmi.
 est une recommandation du Hánfēizĭ à l'adresse du souverain qui se traduit ainsi : « L'important est de tenir le centre ».

Zhōng    
Zhōng signifie enfler, gonfler; parmi.

Zhōng    
Zhōng signifie loyauté, dévouement,; fidèle, dévoué.

Zhōng Yōng  
Selon Zhū Xī, « Zhōng Yōng » traduit principalement la manière dont ce qui est intérieur, le « Zhōng », profond, authentique, caché, transforme et harmonise l’extérieur par une diversité infinie de formes et d’usages quotidiens, « Yōng ».
Entretiens : « Mettre constamment en application le juste milieu, y a-t-il de vertu plus haute? Les gens qui parviennent à s’y maintenir pendant longtemps sont rares. »
 
Zhōng Yōng, correspond à la notion de « continuité dynamique intérieur-extérieur », et est présentée d'emblée comme devant être mise en œuvre de manière constante.
Zhōng Yōng est le titre d'un chapitre fameux du Liji attribué à Zisi. Selon Han Shan le mot Zhòng (centre, milieu) sert à désigner « la totalité de la nature innée de chaque être humain » et Yong, la mise en pratique de cette nature.
François Jullien traduit le terme Zhong par « régulation » et Yong par « à usage ordinaire ».
Pour Pierre Do-Dinh, l’idée de milieu – de milieu juste – fait allusion à un état d’équilibre et d’harmonie de l’âme, établie dans sa justice et dans sa justesse.
Rémi Mathieu (Pléiade) traduit ce titre, Zhōng Yōng, par « la pratique équilibrée ».
(Cette notion est développée lors des stages de perfectionnement et également mise en pratique lors des séminaires de Yǎng Shēng)


soi-même; naturellement; depuis, à partir de
      « La nature découle du destin. »

Zìrán     
L'expression signfie mot à mot de soi-même, naturellement (Zì); juste, correct (Ràn).
Zìrán se traduit donc par spontanéité, spontané, naturel; de soi-même, ainsi. Ce concept mis en avant par les taoistes se manifeste dans le prolongement de l'exercice du non-agir, le Wú Wéi. Zìrán est également employé par Fuzhi pour décrire le monde comme des processus spontanés.

Zōng        
Zōng signifie trace, empreinte.

Zong Qì  
Energie de la poitrine

Zong Jiāo
Zong Jiāo est un néologisme chinois forgé au Japon (importé au XIXème siècle) visant à traduire la notion de religion.

Zhǎng Gōng  
Travail des Paumes

Zŏu
Zŏu signifie aller, marcher, prendre le départ, être mobile (traité du Taiji Quan).

Zuò
Zuò signifie s'asseoir, être assis; siège. Zuò Wàng se traduit par pratique de l'oubli.

Zuò
Zuò signifie faire; composer, écrire; servir de; ouvrage, oeuvre.
  Dòng Zuò signifie agir; mouvement, geste.






  
Tao
Stages  


16 novembre 2019

































































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