REIMS QI GONG, Qi Gong - Taiji Quan
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L'art de la guerre - le Sūnzĭ - Quelques courts extraits

L'art de la guerre, le Sūnzĭ, a probablement été écrit entre 400 et 320 avant J.-C. Il est attribué à Sūn Zĭ.

Chapitre 1

La guerre est une affaire d'une importance vitale pour l'Etat, la province de la vie et de la mort, la voie qui mène à la survie ou à l'anéantissement. Il est indipensable de l'étudier à fond.
Evaluez-la donc en fonction des cinq facteurs fondamentaux et comparez les sept éléments énumérés plus loin. Vous pourrez en apprécier les données essentielles.
Le premier de ces facteurs, c'est l'influence morale (Dao), le deuxième et troisième, les conditions météorologiques (Tian) et le terrain (Di), le quatrième, le commandement et le cinquième, les méthodes et moyens (Fa).
Par influence morale, j'entends ce qui fait que le peuple est en harmonie avec ses dirigeants, de sorte qu'il les suivra à la vie et à la mort sans crainte de mettre ses jours en péril.
Par conditions météorologiques, j'entends le jeu réciproque des forces naturelles, les effets du froid de l'hiver et de la chaleur de l'été, ainsi que la conduite des opérations militaires suivant les saisons.
Par terrain, j'entends les distances, la facilité ou la difficulté à les parcourir, le caractère vaste ou serré du terrain et les chances de vie ou de mort qu'il propose.
Par autorité, j'entends les qualités de sagesse, d'équité, d'humanité, de courage et de sévérité du général.
Par moyens, j'entends l'organisation, l'autorité, la promotion des officiers au rang qu'il convient, la police des voies d'approvisionnement et le soin de pourvoir aux besoins essentiels de l'armée.
[...]
計利以聽, 乃為之, 以佐其外;者, 因利而制權也。
En tenant compte des avantages présentés par mes plans, le général doit créer des situations (Shì) qui contribueront à leur réalisation. Par situations, j'entends qu'il doit agir promptement selon ce qui est avantageux et ainsi être maître de l'équilibre.

Tout l'art de la guerre est basé sur la duperie. C'est pourquoi, lorsque vous êtes capable, feignez l'incapacité. Proche, faites croire que vous êtes loin, et loin que vous êtes proche... Attaquez là où il n'est pas prêt ; faites une sortie lorsqu'il ne s'y attend pas...

Chapitre 3

En général, dans la guerre, la meilleure politique, c'est de prendre l'Etat intact ; anéantir celui-ci n'est qu'un pis-aller.
Capturer l'armée ennemie vaut mieux que de la détruire ; prendre intact un bataillon, une compagnie ou une escouade de cinq hommes vaut mieux que de les détruire.
Remporter cent victoires en cent batailles n'est en effet pas le comble du savoir-faire.
[...]
Il existe cinq cas où la victoire est prévisible : Celui qui sait quand il faut combattre et quand il ne le faut pas sera victorieux. Celui qui sait comment utiliser une armée importante et une armée restreinte sera victorieux. Celui dont les troupes sont unies autour d'un objectif commun sera victorieux. Celui qui est prudent et attend un ennemi qui ne l'est pas sera victorieux. Celui qui a des généraux compétents et à l'abri de l'ingérence du souverain sera victorieux.

        .   不     己, 一   負; 不  彼, 不  己, 每   
Connaissez l'ennemi et connaissez-vous vous-même, en cent batailles, vous ne courrez aucun danger. Quand vous ne connaissez pas l'ennemi, mais que vous vous connaissez vous-même vos chances de victoire ou de défaite sont égales. Si vous êtes à la fois ignorant de l'ennemi et ignorant de vous-même, vous êtes sûr de vous trouver en péril à chaque bataille.

Chapitre 5

La possibilité pour l'armée, de soutenir l'attaque de l'ennemi sans être défaite, est assurée par les opérations de la force extraordinaire et de la force normale.
Des troupes lancées comme une meule contre des oeufs sont un exemple d'action massive contre du néant.
En général, dans la bataille, utiliser la force normale (Zhèng) pour engager le combat ; utiliser la force extraordinaire (Qi) pour remporter la victoire.
Or, les ressources de ceux qui sont experts dans l'utilisation des forces extraordinaires sont aussi illimitées que les cieux et la terre, aussi inépuisables que le flux des grands fleuves.
En effet, elles s'achèvent puis se réforment comme sont les mouvements du soleil et de la lune. Elles expirent puis renaissent à la vie, se repèrant comme font les saisons (Si Shi) qui passent.
Les notes de musique sont seulement au nombre de cinq mais leurs combinaisons sont si nombreuses qu'il est impossible de les entendre toutes...
[...]
Au combat, seules existent la force normale et la force extraordinaire, mais leur combinaisons sont illimitées ; nul esprit ne peut les saisit toutes.
Car ces deux forces se reproduisent l'une sur l'autre ; leur collaboration est sans fin, comme celle d'anneaux entrelacés. Qui peut dire où commence l'un et où finit l'autre ?
激水之疾, 至于漂石者, 也。
Lorsque l'eau du torrent fait rouler les galets, c'est grâce à son impétuosité.
鷙鳥之擊, 至于毀折者, 節也。
Si d'un coup le faucon brise le corps de sa proie, c'est qu'il frappe exactement au moment voulu.
Commentaire Du You : Frapper l'ennemi aussi vivement qu'un faucon frappe au but. Infailliblement, il brise les reins de sa proie parce qu'il attend le bon moment pour frapper. Son geste est calculé.
Ainsi, celui qui est expert dans l'art militaire possède une force d'impulsion irrésistible et son attaque est réglée avec précision.
如張弩, 節如機發。
Son potentiel (Shì) est celui d'une arbalète, 弩, bandée au maximum, son temps d'action (Jié), celui du déclenchement du mécanisme.
Dans le tumulte et le vacarme, la bataille paraît confuse, mais il n'y a pas de désordre ; les troupes ont l'air de tourner en rond, mais elles ne peuvent être vaincues.
Commentaire Li Quan : Tout paraît être tumulte et confusion, mais les drapeaux et les pavillons répondent à des dispositifs précis, le son des cymbales à des règles fixes.

La confusion apparente résulte de l'ordre, la lâcheté apparente du courage, la faiblesse apparente de la force (Qiang). L'ordre ou le désordre dépendent de l'organisation, le courage ou la lâcheté, des circonstances (Xing). Ainsi, ceux qui s'entendent à provoquer un mouvement de l'ennemi y réussissent en créant une situation à laquelle celui-ci doit se plier ; ils l'attirent par l'appât d'une prise assure et, tout en lui faisant miroiter une apparence de profit, ils attendent en force.

C'est pourquoi un chef d'armée qualifié demande la victoire à la situation (Shì) et non à ses subordonnés. Il choisit ses hommes qui, eux, tirent partie de la situation. Celui qui compte sur la situation utilise ses hommes dans le combat comme on fait rouler des bûches et des pierres. Or il est dans la nature (Xing) des bûches et des pierres d'être en équlibre sur un sol ferme et mobiles sur un sol instable. Si elles sont carrées, elles s'arrêtent, si elles sont rondes, elles roulent. Ainsi le potentiel des troupes qui, au combat, sont dirigées avec adresse, peut se comparer à celui des galets ronds qui descendent en roulant du haut de la montagne.

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Zhong Yong   Zhi