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Zhāng Zài - Courts extraits

Zhāng Zài (1020-1077)...

Commentaire - Lúnyŭ - Chap.IX-4

« Le maître rejetait absolument le Yi, la nécessité, l'obstination, l'ego. »

Les « quatre rejets » de Confucius correspondent à un enseignement qu’il pratiquait de l’étude (éveil) à la réalisation de la vertu (harmonisation par la musique). […]
Le mot Yi, l'intention, signifie avoir des pensées (préconçues). La nécessité fait référence à la notion d'attente [à un résultat]. Le mot obstination signifie ne pas vouloir être transformé. Enfin par ego, il faut entendre occuper une seule position.
Si l’on a l’un de ces quatre éléments, alors [l’esprit] ne peut ressembler au ciel et à la terre. Lorsque la raison céleste traverse tout, il n’y a ni intention, ni nécessité, ni obstination, ni ego. Dès lors qu’un de ces aspects existe, il n’est plus question d’authenticité. En les délaissant entièrement on peut nourrir la droiture sans nuire.


Comprendre que le vide n'est que souffle, c'est comprendre que le il-y-a et le il-n'y-a-pas, le latent et le manifeste, l'esprit et les transformations, la nature humaine et le destin font un et non pas deux.
Celui qui, contemplant condensation et dispersion, avènement et résorption, forme et non-forme, est capable de remonter à leur source première, a saisi le sens profond du Yi Jing.
Dire que le vide peut engendrer des souffles, c'est considérer le vide comme illimité et le souffle comme limité et séparer radicalement la substance et la fonction.
C'est adhérer à la thèse de Laozi : « Le il-y-a naît du il-n'y-a-pas » sans comprendre qu'ils ne sont qu'un.

    氣, 則    顯 、 神   命, 通   二,
  散 、 出 入 、 形  形, 能     來, 則     也 。
     氣, 則   窮, 氣  限, 體   絕,
  氏 「 有   無 」 自   論, 不         常 。



C'est de l'unité de ce qui est accessible à nos sens (You) et ce qui ne l'est pas (Wu), de l'union de l'intérieur (de nous-même) et (du monde) extérieur que l'esprit (Xīn) vient naturellement à l'homme.

 無 一,  内  合,  此       

Les hommes croient qu'ils savent par eux-mêmes parce qu'ils reçoivent des impressions de leur ouïe et de leur vue, mais ces impressions viennent de l'union de l'intérieur et de l'extérieur...
Mais chez celui qui sait unir l'intérieur et l'extérieur au-delà de l'ouïe et de la vue, la connaissance va bien plus loin que chez les autres hommes.

        外,  則       

Le vent et la foudre, qui se manifestent par des phéénomènes incorporels, ne sont pas aussi rapides que l'eprit sensible (Xīn), mais cet esprit, borné par l'obstacle des perceptions sensorielles, n'est pas aussi vaste que la nature humaine (Xīn).

Tout est dans la maturation. Le Yi Jing dit : C'est en épuisant son esprit qu'on connaît les transformations . C'est alors que viennent la plénitude de la vertu et la maturation du sens de l'humain, chose que la puissance de l'intelligence ordinaire ne pourrait obtenir de force.

L'énergie est dans le Grand Vide comme une poussière.
Note : Comme on dirait d'un brouillard, en plein mouvement, remplissant entièrement tout l'espace. Partout, dans le Grand Vide, tout est énergie. Wáng Fūzhī

Une chose à deux aspects (Yīn et Yáng), c'est l'énergie (originelle). Une, elle est esprit ; divisée en Yīn et Yáng), elle se transforme. ZMZ I Sanliang 46

Les substances qui se sont formées dans l'agitation désordonnée des énergies errantes par l'union (du Yīn et du Yáng), donnent naissance à la diversité infinie des hommes et des autres êtres.
Note : Errantes sont les énergies qui montent ou descendent, planent ou s'élèvent, l'agitation désordonnée désigne leur activité de transformation sans but, sans intention, sans choix dans son application selon Wáng Fūzhī

Dépourvu de tout corps (et de toute forme), le Grand Vide est la substance foncière de l'énergie. Les assemblages et les dissociations (du Yīn et du Yáng) ne sont que des corps (et des formes) provisoires.

La nature du Yīn est de coaguler et d'assembler, celle du Yáng d'émettre et d'étendre. Quand le Yáng est embarrassé par le Yīn, Yīn et Yáng se maintenant ensemble, il y a pluie et descente. Quand le Yīn est pris par le Yáng, s'élevant en tourbillon, il y a nuage et montée.

Bien que les énergies du Ciel et de la Terre s'assemblent et se dissocient, se repoussent ou s'associent de cent façons, leur pouvoir spontané d'organisation (Li) est conforme (à ses modèles) et ne fait pas d'erreur. ZMZ I Taihe 19

Les animaux (êtres mobiles dont l'homme fait partie), ayant leurs racines dans le Ciel vivent grâce à la respiration, d'énergies qui (tout d'abord) s'assemblent, puis se dissocient progressivement. Les végétaux, ayant leurs racines dans le sol, vivent grâce à la montée et à la descente du Yīn et du Yáng, d'énergies qui (de la même façon) s'assemblent, puis se dispersent progressivement.

A partir du moment où il y a corps, il y a nature, née des énergies et des substances...
La résonance c'est la capacité insondable de la nature; la nature est cette dimension qui permet les résonances. C'est la dimension qui lie le domaine du Ciel et le domaine de l'homme, mais, après examen soigneux, le corps (Ti) et l'esprit (Shén) ne font qu'un.

    神, 性    體。在   人, 其   也,
        之,  通      道,  體      性。 ...
   人,  正      冰,  凝   異,  為   也;  受           納。

A partir du moment où il y a des figures (composées de Yīn et de Yáng), il y a opposition et nécessairement action contraire, donc inimitié, mais toute inimitié se résoud dans l'harmonie.
Note : les figures ont des caractères opposés : dureté/souplesse, froid/chaleur, vie/destruction qui finissent néanmoins par créer un tout.

Quand les gens croient savoir quelque chose, c'est parce qu'ils l'on éprouvé au moyen de leurs organes des sens; Ce que les gens perçoivent c'est le résultat d'une synthèse (Hé) entre l' intérieur et l'extérieur. Celui dont la connaissance va au-delà des sens pour combiner ce qui est à l'extérieur avec ce qu'il perçoit (dans son corps), sa connaissance se situe bien au-delà {de celle du quidam lambda]"> Les hommes croient qu'ils savent par eux-mêmes, parce qu'ils recoivent des impressions de leur ouïe et de leur vue, mais ces impressions viennent de l'union de l'intérieur et de l'extérieur.

    知,  由     也;  人   受,  由     也。知        外,  則       

C'est de l'unité de ce qui est accessible à nos sens (You) et ce qui ne l'est pas (Wú), de l'union de l'intérieur (de nous-mêmes) et du monde extérieur que l'esprit (Xīn) vient naturellement à l'homme. ZMZ IX Kezhuang 363
Mais chez celui qui sait unir l'intérieur et l'extérieur au-delà de l'ouïe et de la vue, la connaissance va bien plus loin que chez les autres hommes.

Tout est dans la maturation, le Yi dit que :'c'est en épuisant son esprit qu'on connaît les transformations'. C'est alors que viennent la plénitude de la capacité (Dé) et la maturation du sens de l'humain, chose que la puissance de l'intelligence ordinaire ne pourrait obtenir de force.

Quand elle est pure, toute énergie communique sans obstacle ; quand elle est trouble, il y a obstruction. Quand elle atteint son maximum de pureté, elle est esprit subtil (Shén). Si dans les assemblages (formés par les corps), il y a des intervalles (Jian), le vent circule et les sons se transmettent librement : c'est la preuve de sa pureté. Ce qui arrive sans s'être déplacé est le plus haut degré de communication immédiate. L'esprit subtil (Shén) traverse et pénètre les corps entièrement et partout sans obstacle. ZMZ I Taihe 31

Les corps et les qualités sensibles des êtres (et des choses) innombrables de l'univers ne sont que la lie (Zao Po) de l'esprit. ZMZ I Taihe 42

Sous sa forme la plus déliée (Li), (l'énergie) est l'esprit subtil (Shén) ; quand elle est obstruée, elle forme des êtres (Wú)... C'est pourquoi les phénomènes que constituent (par exemple) le vent et la foudre ne sont pas aussi rapides que l'esprit sensible (Xīn) et cet esprit, étant arrêté par les perceptions, n'a pas une puissance aussi étendue que la nature humaine.
Note : Xīn ne se manifeste pas par des phénomènes, mais est doué de capacité de représentation (Jue)

C'est de l'unité de ce qui est accessible à nos sens (You) et ce qui ne l'est pas (Wú), de l'union de l'intérieur (de nous-mêmes) et du monde extérieur, que l'esprit (Xīn) vient.

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