REIMS QI GONG, Yang Sheng
    SOMMAIRE  |  COURS  |  STAGES  |  ASPECTS THEORIQUES | 
 |  LIENS  | 
Zhuang Zi - Le Zhuangzi - Courts extraits

Les narrations figurant dans le Zhuangzi. mettent souvent en lumière des situations paradoxales induisant chez leurs protagonistes des changements d'attitude ou d'agir. L'ouvrage contient aussi, entre les lignes, de nombreuses indications pour la mise en oeuvre du non-agir.


Propos de Grand caché

...nourrir l'esprit.
Contente-toi de ne rien faire, de n'intervenir en rien et les choses se transformeront d'elles-mêmes,
abandonne ton corps et tes membres,
écarte ton ouïe et ta vue, laisse toi sombrer en oubliant tout,
fonds-toi dans l'indistinct.
Détache-toi de toute intention, laisse aller ton esprit, reste là tout effaré et toutes les choses retourneront à leur fond, elles le feront sans que tu t'en aperçoive.
Reste dans cet état de confusion,
n'en sors pas jusqu'à la fin de tes jours.
Si tu cherches à le comprendre, de ce fait tu en sortiras.
Ne te soucie pas de son nom, ne cherche pas à savoir de quoi il a l'air et toutes les choses vivront de leur vie propre.


Le passeur

Yan Hui interrogea un jour Confucius en ces termes. Un jour, j'ai traversé le fleuve à Coupe profonde. Le passeur manoeuvrait son bateau avec une divine assurance. Je lui ai demandé si l'on pouvait apprendre à naviguer comme lui.
Oui, m'a-t'il dit, un bon nageur y parvient tout de suite, un bon plongeur y parviendrait même s'il n'avait jamais vu de bateau de sa vie,
Je lui ai demandé de plus amples explications, mais il n'a rien voulu ajouter.
Puis-je vous demander ce que cela voulait dire ?
Confucius répondit : Le bon nageur y parvient tout de suite parce qu'il oublie l'eau. Le plongeur réussit tout de suite à manoeuvrer le bateau, même s'il n'a jamais vu de bateau de sa vie, parce qu'il ne fait pas de différence entre les profondeurs de l'eau et les collines, parce qu'un bateau qui chavire ne l'impressionne pas plus qu'un char qui se retourne. Il est à l'aise où qu'il aille car la perspective de tous les naufrages et accidents de char possibles ne l'affecte en rien. Quand au tir, ajouta Confucius à son disciple, tu joues pour des tuiles, tu es habile, quand tu joues pour des boucles de ceinture, tu es inquiet, quand tu joues pour de l'or, tu perds tes moyens. Ton savoir-faire est resté le même, mais tu as un souci : tu donnes du poids à ce qui est au dehors.
Qui donne du poids à ce qui est au dehors, est emprunté au dedans.


Pénombre demanda à Ombre :
Comment cela se fait-il ? Tout à l'heure tu regardais à terre, maintenant tu regardes en l'air, tu avais les cheveux noués, ils te tombent sur les épaules, tu étais assise, tu te lèves, tu marchais et tu t'arrêtes. Ombre répondit Question ridicule ! J'agis ainsi sans savoir pourquoi. Je suis comme la mue de la cigale ou du serpent qui ressemble à l'animal mais n'est pas lui. Au soleil ou près d'un feu, je prends forme, dans l'ombre ou la nuit je disparais. Ne suis-je pas déterminé par ces choses; ne le suis-je pas d'autant plus qu'elles sont à leur tour déterminées par d'autres choses. Quand elles viennent, je vais avec elles, quand elles s'en vont, je m'en vais avec elles. Quand elles s'animent, je m'anime avec elles. Sur cette force animante (Yang puissant), inutile de poser des questions.

Textes anciens    Commentaires    Séminaire   

facebook


daoyinreims@gmail.com






03 26 83 87 27

  
























Notions-clefs   Wu Wei   Yin-Yang  Wu Wei