REIMS QI GONG, Yǎng Xìng
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Le Xìng Zì Mìng Chū - Courts extraits - Pour les lectures dirigées

Le Xìng Zì Mìng Chū est un texte absolument remarquable qui fait partie des manuscrits originaux découverts en 1993 à Guodian, Hubei. Il date vraisemblablement de la moitié du IVème siècle avant J.-C. Il présente non seulement des détails décisifs quant à la réflexion approfondie sur les notions de Xìng, la nature {humaine], de Qíng, d'émotion, et de Xīn, de Coeur-esprit, dévoilant une interprétation épurée des expressions équivoques au IVème diècle mais rendues par la suite ambiguës, Yăng Xìng et Yăng Sheng, mais aussi fournissant des indications précieuses sur la signification et la portée de la pratique rituelle, les exercices spirituels mettant en oeuvre le principe de la Voie à cette époque.

    性,  心   志,  待    作,  待    行,  待     

En général, bien que les êtres humains aient une nature (Xìng), l'esprit (Xīn) n'a pas de détermination (Zhí) fixe. Il dépend des choses (). Il dépend des choses et seulement alors se met en mouvement, il dépend du plaisir (Yue), (l'évaluation positive), et seulement alors il devient actif, il dépend de la pratique (Xi) et seulement alors arrive à se fixer.

                       

Le Qi du plaisir, de la douleur, du chagrin. S'il (Qi) apparaît sur le dehors, c'est parce que des choses le stimulent.

Les [constellations] énergétiques de la joie et de la colère, le chagrin et et la tristesse font partie de la nature [humaine] (Xìng). Quant à leur manifestation externe, c'est parce que les choses les convoquent (s'en emparent).



   出,  命        情,  情        情,  終    

知 [情  能] 出 之,  知      


La nature [humaine] résulte de la destinée (Ming), le décret qui descend du Ciel. La Voie commence dans le Qíng, les émotions, lesquelles sont engendrées par la nature [humaine] (Xìng). Au commencement, on est près de l'émotion, à la fin on s'approche de la moralité (rectitude). Ceux qui comprennent leur Qíng [sont capables] de l'exprimer, ceux qui connaissent la moralité (rectitude) sont capables de l'internaliser.

Préférence et aversion font partie de la nature humaine. Ce qu'on aime ou qu'on déteste, ce sont les choses. Ce qui rend quelque chose aimable ou détestable, ce sont les circonstances.



La principale chose dans la nature [humaine], c'est que les choses s'en emparent. C'est comme les cloches et les lithophones [qui, non frappés, n'émettent aucun] son. Les êtres humains, même s'ils ont une nature, [leurs états d'] esprit (leur conscience qui se manifeste dans la pensée, la perception, les émotions, la volonté et l'imagination), s'ils ne sont pas saisis [par les choses], ne sont pas externalisés.

L'esprit ne peut pas avoir de destination s'il n"a pas de destination s'il n'est pas guidé [par d'autres]. Il ne peut pas s'engager dans une activité [affective ou cognitive] tout comme la bouche ne peut prononcer des mots independamment [d'une autre personne]. Le boeuf naît et devient gras, l'oie sauvage naît et étend vers le haut son cou et ses ailes, c'est leur nature respective. Les êtres humains naissent et doivent apprendre par l'étude, quelqu'un les y amènera.

Parmi les choses il y a des différences significatives {qui déterminent leur usage]... La nature humaine est une. Cependant chacun utilise son esprit différemment selon l'éducation [qu'il a reçu].

Certaines choses meuvent la nature [humaine], d'autres se conforment avec elle, d'autres intéragissent avec elle, certaines la disciplinent, certaines la confinent, d'autres la nourrissent (Yăng), d'autres encore la font grandir... ce qui interagit avec la nature [humaine], ce sont les causes (activités ayant un but), ce qui discipline la nature [humaine], c'est la moralité, ce qui confine la nature [humaine], ce sont les circonstances, ce qui nourrit (Yăng) la nature [humaine] (Xìng), c'est la pratique, ce qui cause la croissance (Cháng) de la nature [humaine], c'est la Voie.
Ce qui est du domaine du visible est appelé choses, ce qui nous procure une [qualité] hédonique est appelé plaisir, les conditions [particulières] des choses sont appelées circonstances, ce qui agit sur la nature [humaine] est appelé cause, la moralité est la somme des 10000 bien, la pratique est ce qu'on utilise pour entraîner sa nature, la Voie fait référence aux manières d'agir des 10000 choses.

En ce qui concerne la Voie, le principal ce sont les méthodes mentales. Quant aux quatre méthodes de la Voie, c'est seulement les techniques du domaine de l'homme qui permettent d'accéder à la Voie...

Les rituels ont été créés à partir des émotions (Qíng), c'est quelqu'un qui les a établi. Ils ont été élaborés pour correspondre à la matière [disponible] et se fondent sur une méthode. L'ordre séquentiel suivi est celui de la dimension morale du Dào. L'ordre approprié et les limites sont mis en place grace à la mesure... Le gentilhomme (Jūn Zĭ) embellit ses émotions, estime la moralité, approfondit la modération, aime les bons comportements, trouve de la joie dans le Dào...


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 Idéogramme XI - Pratique; avoir coutume, s'habituer à
  























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