REIMS QI GONG, Yǎng Xìng
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Le Xúnzĭ - Quelques courts extraits

Xún Zĭ (ca315-ca238 av.J.-C.), l'auteur du Xúnzĭ, est probablement le plus grand penseur confucéen. Après Mencius, il approfondit les notions de nature Xìng et de Qíng qui ...


   常 [...] 故              
               
                      
       
         
                     。 [...]
    
    
    
    
    
               
               
     成,  莫    形,
               
[...]
   立,  天   成,  形    生,  好       焉, 夫     

Chap. 17 - Tian Lun

La marche du Ciel (course naturelle des choses) est immuable.
[...]
Aussi, celui qui comprend clairement la démarcation entre Ciel et Homme peut être appelé un homme accompli. (homme parfait).
Ce qui se réalise sans agir, ce qui s'obtient sans qu'on le recherche, c"est ce qui caractérise le mode d'activité du Ciel. Ainsi, quelque profonde que soit sa réflexion, l'homme n'aura aucune prise (sur le domaine du Ciel), même si ses capacités sont très grandes, il ne pourra pas les faire valoir sur le domaine du Ciel, même si sa perspicacité est fine, il ne pourra rivaliser avec le domaine du Ciel.
Le Ciel a ses saisons, la Terre a ses richesses, l'homme a sa façon d'ordonner (réguler) les choses. C'est ce qu'on appelle la capacité de former une triade.[...]
Les étoiles tournent en succession ordonnée,
Le soleil et la lune brillent tour à tour,
Les quatre saisons se suivent en bon ordre,
Le Yin et le Yang opèrent leurs grandes transformations,
Le vent et la pluie se propagent partout,
Les 10000 êtres trouvent chacun leur harmonie (Hé) pour venir à la vie et trouvent chacun leur nourriture pour se réaliser.
On ne voit pas l'activité de ce processus, mais on en perçoit les résultats (effets), c'est ce qui s'appelle (ce qui constitue) le stade le plus affiné de l'énergie vitale (Shén).
Tout le monde connaît ce processus au stade (état) réalisé, mais personne ne le connaît en tant que sans forme (Wú Xíng), c'est le travail (action) du Ciel.
[...]
Lorsque l'action du ciel s'est déployée et qu'elle est parvenue à son accomplissement, le corps prend forme et l'esprit naît. L'amour et la haine, la joie et la colère, l'affliction et le bonheur y trouvent place et constituent ce qu'on appelle les inclinations naturelles (Qíng).
[...]

    變,  足         起,  應   貫, 理    
   貫,  不    
... 故    善,  中   從, 畸    為,  匿   惑 ...


Ce qui n'a pas changé sous le règne des rois successifs peut être considéré comme le fil conducteur du fonctionnement des choses. Dans cette succession d'essors et de déclins, suivre ce fil conducteur et en comprendre le se sens profond suffit pour éviter tout désordre. Le méconnaître, c'est ne pas savpoir faire face au changement.
... Ce que la voie a d'excellent permet, lorsqu'on s'y conforme de s'en tenir au juste milieu.
...La voie n'a rien de lumineux, elle rend évidente la différence entre le dedans et le dehors, le visible et l'invisible reçoivent d'elle leurs modalités et les dangers qui menacent le peuple disparaissent.




Chap. 19 - Li Lun

Quelle est l'origine des rites. Dès sa naissance l'être humain a des désirs. A partir du moment où ses désirs ne sont pas satisfaits, il n'a de cesse que de chercher à les satisfaire. Mais dans cet effort il ne connaît plus ni mesure, ni limites (démarcation) ; s'il se met en quête de les satisfaire, il ne peut s'empêcher de se lancer dans une lutte pour la survie induisant le chaos et l'épuisement des ressources.
Les rois de l'Antiquité avaient une aversion du chaos, c'est pourquoi ils établirent les rites et le sens du juste...
[...]
Les rites constituent une nourriture...
[...]
(Par la suite), une fois qu'il a reçu sa nourriture, l'homme accompli se plaît à opérer des distinctions...


Quand l'homme de bien apprend, ce qui lui entre par les oreilles, il le fixe dans son coeur, il le fait passer dans ses quatre membres et le manifeste dans ses attitudes et ses gestes. Il parle à propos. Il se meut avec mesure. Il est continûment exemplaire. Quant à l'homme de peu, ce qui lui entre par les oreilles lui ressort par la bouche et comme il n'y a que quatre pouces de ses oreilles à sa bouche, cela ne lui permet évidemment pas de transformer un corps de sept pieds. Pour bien réussir dans l'étude, il faut fréquenter un maître car c'est par l'imitation qu'on assimile les rites et la musique, non par les explications.

[Au service de son prince, le Da Wu] se place différemment selon les moments. Il s'incline ou se redresse selon les temps. Il est rapide ou lent. Il va au-delà ou reste en deçà. Dans ses mouvements il est 10000 fois changeant, mais son art est un.

Le sage laisse libre cours à ses désirs il fait place à tout ce qui vient l'émouvoir, mais il garde l'initiative et reste donc ordonné. Il ne force rien, ne subit rien, ne court aucun danger.
L'homme de bien suit sa voie sans effort délibéré (Wú Wéi). Le sage suit sa voie sans rien forcer.
L'homme de bien est respectueux dans ses pensées, tandis que le sage exulte dans son for intérieur.
C'est en cela que consiste l'art de régler son activité.

Un rite est d'abord une ébauche, puis il devient forme, puis il devient joie pure. Quand il est parfaitement exécuté, l'émotion et la forme développent ensemble toute leur puissance.

Comment saisissons-nous la signification (Yi) d'une danse ? C'est quand nos yeux ne voient plus, que nos oreilles n'entendent plus et que nous atteignons cependant une parfaite économie dans notre façon de nous touner vers le haut, vers le bas, de nous courber, de nous redresser, d'avancer ou de reculer, d'être lent ou rapide. C'est quand nous mettons toutes les énergies de nos membres en acccord avec les rythmes concordants des cloches et des tambours et que cet accord devient parfait. C'est alors, à force de nous entraîner ainsi que cette signification devient evidente.




Chap. 22 - Zheng Ming - Rectifier les noms



Ce par quoi quelqu'un est (à la naissance) comme il est ce qu'il est, est appelé nature. On appelle aussi nature les souffles harmonieux générés naturellement, les esprits vitaux réunis pour répondre aux stimuli et ce qui survient spontanément sans qu'on le décide. L'amour et la haine, le consentement et la colère, le chagrin et la joie qui sont aussi naturels, s'appellent des sentiments. Lorsque ces sentiments sont éprouvés, le coeur opère parmi eux des choix qu'on appelle des réflexions. Lorsque le coeur réfléchit et peut agir en fonction de cela, c'est ce qu'on appelle une activité artificielle (Wei)...

La nature est le flux du Ciel. Le Qing (ce qui est véritable en nous) est la matière première (substance) de notre nature [humaine]. Le désir est la réponse du Qing (ce qui est authentique en nous). Quand on croit que ce qui est désiré peut être obtenu, on le poursuivra. Le Qing humain ne peut y échapper. Croire que c'est possible et conduire le chemin qui mène à sa satisfaction, c'est là où l'intelligence doit intervenir.

Agir en vue de son propre intérêt, cela s'appelle faire des affaires. Agir en vue de son devoir moral, cela s'appelle mettre en pratique (sa vertu).
On appelle conscience ce par quoi l'on comprend ce qui se trouve en l'homme. On appelle intelligence ce par quoi la conscience s'accorde avec les choses. On appelle aptitudes ce par quoi s'exercent les capacités qui se trouvent en l'homme. On appelle compétences ce par quoi les capacités s'accordent avec les choses.




Chap. 23 - Xing E - La nature humaine est mauvaise


L'homme est par nature mauvais (écoeurant). Ce qu'il a de bon lui vient d'acquis artificiels (artifices).
Or, la nature (Xing) de l'homme est ainsi faite, que dès sa naissance, il aime son propre intérêt. S'il ne fait que le suivre, l'aggressivité et la brutalité s'emparent de lui, la politesse et la civilité disparaissent;
Dès sa naissance, il a en lui haine et hypocrisie (jalousie), s'il ne fait que leur obéïr, la violence et la malignité croissent en lui, la loyauté et la confiance disparaissent.



Chap. 21 - Jie Bi - Dissiper les illusions

En règle générale, les malheurs des hommes viennent de ce qu'ils sont illusionnés par un aspect mineur des choses et restent aveugles au grand principe qui les met en ordre (organise). S'ils rétablissent une saine vision des choses, ils en reviennent à la chaîne immuable, mais s'ils persistent dans cette double erreur, ils s'enfoncent dans le doute et la confusion.
[...]

           
             
             
             


Comment les hommes peuvent-ils connaître la voie ? Par le coeur. Or, comment le coeur connaît-il? Je dirais que c'est grâce à la vacuité, à la concentration et à la sérénité. Le coeur ne cesse d'engranger, pour ce faire, il dispose de ce que j'appelle la vacuité. Or, le coeur ne cesse jamais de se remplir; pour ce faire, il dispose de ce que j'appelle la concentration. Le coeur ne cesse jamais de se mouvoir; pour ce faire, il dispose de la sérénité.

    
                  
            
                              
          


A sa naissance, homme dispose en effet de la faculté de connaître. Disposant de cette faculté de connaître, il possède la faculté de mémoriser qui lui permet d'engranger... il possède la capacité de différencier. C'est cette faculté de différencier qui permet de connaître simultanément plusieurs choses... Ce que j'ai appelé sérénité permet de ne pas laisser le rêve jeter le trouble et la confusion deans la connaissance...
A celui qui cherche la Voie et ne l'a pas encore trouvée, il conviendrait pour ce faire, qu'il soit vide, concentré et serein. Dès lors qu'il agit de la sorte, celui qui a l'intention de faire le vide pour atteindre la Voie, sait la faire pénétrer en lui. Qui a l'intention de se concentrer pour servir la Voie, sait la considérer en sa totalité. Qui a l'intention de rester serein pour penser la Voie, sait vraiment l'observer. Car connaître la Voie implique de savoir l'observer et de savoir faire corps avec elle... Des 10000 êtres il n'en est aucun qui n'ait une forme perceptible. Il n'est plus alors aucune perception qui ne puisse être identifiée...

 者, 形   也, 而     也, 出      ...

Le coeur est le prince du corps et le souverain des lomières spirituelles. Il sait promulguer les ordonnances sans en recevoir aucune. De lui-même, il décide d'interdire ou de commander, de conférer ou de prendre, d'agir ou d'interrompre...

    使  申, 心     使  意, 是   受, 非   

Le corps peut être contraint et forcé à céder à la force ou à se déployer, mais le coeur ne peut être contraint ni forcé à changer d'intention, il reçoit ce qu'il tient pour vrai et refuse ce qu'il tient pour faux.


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